L’Express juge l’intervention de Nicolas Sarkozy Par LEXPRESS.Fr, publié le 16/11/2010 à 23:40, mis à jour le 17/11/2010 à 09:50


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Nicolas Sarkozy est revenu mardi soir sur le remaniement et la réforme des retraites et a livré sa vision des chantiers à venir.

A-t-il convaincu les journalistes de L’Express?

 

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Christophe Barbier (directeur de la rédaction de L’Express)

Note 15/20. Émission réussie dans la forme, avec une attitude calme, une expression soignée, et sur le fond, avec des annonces plus précises que prévu sur la dépendance, la fiscalité, la justice. Il manque un vrai exercice de vérité (la sortie de crise n’est pas là) et de transparence sur l’état des finances publiques. 

Le top. La rouerie avec laquelle il a enterré les sortants. Les centristes? Ils sont toujours sarkozystes…  

Le flop. Le passage sur le contrôle des flux migratoires et l’intégration et l’affirmation sur l’équilibre du régime des retraites jusqu’en 2020. Avec la même impasse: si l’emploi ne décolle pas, ces deux problèmes resteront sans solution. 

La grosse ficelle. La réponse sur les droits de l’Homme en Chine: moins on en parle, plus on les aide, et la Chine a pesé sur la junte birmane à la demande de la France! 

La question qui tue. Celle de Claire Chazal: "Les Français attendent peut-être de vous un second mandat…" 

La question qui tue : Je ne pense pas que les français ont envies d’un 2ème mandat !

Corinne Lhaïk (service France de L’Express)

La note: 7/20. Nicolas Sarkozy a essayé de nous faire croire, entre autres, qu’il n’était pas candidat en 2012, qu’il s’entendait très bien avec François Fillon, qu’Eric Woerth ne voulait plus être ministre. On a du mal à s’en convaincre, même si, pour la circonstance, l’acteur Sarkozy s’est composé un personnage de président au dessus des polémiques. 

Le flop. Ou plutôt le lapsus :"Ma détermination n’a rien changé." Le président voulait probablement dire que sa détermination était intacte, mais son lapsus sonne comme un aveu inconscient d’échec.  

La grosse ficelle. Affirmer qu’il aura fallu attendre 19 ans, depuis le livre blanc de Michel Rocard en 1991, pour réformer les retraites, alors qu’il y a eu trois réformes depuis.

La grosse ficelle : C’est exacte sarko raconte n’importe quoi !

Jean-Michel Demetz (service Monde de L’Express)

La note: 14/20. Un président pédagogue.  

Le top. Nicolas Sarkozy s’essayant à l’imparfait du subjonctif: "J’aurais aimé que Jean-Louis Borloo restât au gouvernement." Une rare élégance d’expression élyséenne. Plus la défense de la fermeté sur la réforme des retraites et la nécessité de réguler l"immigration. 

Le flop. Vouloir justifier Air Sarko One.  

La grosse ficelle. "Romano Prodi, un socialiste". Pauvre Romano, démocrate-chrétien bon teint, naguère à la tête d’une coalition de centre gauche… De même, " la Roumanie est devenue citoyenne de l’Europe" (sic)  

La question qui tue. Celle de Nicolas Sarkozy à Claire Chazal acceptant de répondre ("Sans doute, oui…" ) à l"interpellation présidentielle sur l’Europe et les Roms. Denisot, vieux routier, ne tombe pas dans le panneau. Chazal, encore: sur le risque terroriste. Ou l’art du truisme, version TF1… 

La question qui tue :  L’art du truisme ?  Définition : Parler pour rien dire !  

Eric Mandonnet (service France de L’Express)

La note. 12/20. Bon, bien sûr, le président a toujours autant de mal à faire son autocritique. Je n’en ai retenu qu’une: s’il pleut en novembre, c’est de sa faute… Mais il reste un vrai comédien – qui tente de faire croire qu’il hésite vraiment avant de se représenter, alors qu’il parle ouvertement de sa campagne pour 2012 à certains de ses interlocuteurs – et aussi un avocat pédagogue de certaines de ses réformes avec un certain savoir-faire.  

Le top. A ma connaissance, une première: non seulement Nicolas Sarkozy, toute à sa quête de représidentialisation, a utilisé, tel Mitterrand -"paix à son âme"- l’imparfait du subjonctif (à propos de Jean-Louis Borloo), mais voilà en plus… qu’il parle latin quand il rapporte les propos du pape. Trop fort! 

Le flop. La langue de bois absolue pour évoquer la manière dont François Fillon a été reconduit. Pour justifier son choix de la stabilité ministérielle, Nicolas Sarkozy a choisi les exemples qui l’arrangent. Oubliant de citer, par exemple, le ministère du Travail: depuis le début du quinquennat, on en est au cinquième changement de titulaire! On peut aussi pinailler: à deux reprises, le président a dit et martelé avoir diminué l’équipe gouvernementale de 30%. Si c’était le cas, il y aurait aujourd’hui 26 ministres. Il sont 30.  

La grosse ficelle: On avait l’habitude d’entendre Nicolas Sarkozy raconter avec moult effets dramatisants les faits divers. Cette fois, c’était tout l’inverse. Quand il a parlé des incidents avec les gens du voyage dans le Loir-et-Cher, il a minimisé au maximum – "deux carreaux cassés". Pour mémoire, il y avait d’abord eu mort d’homme puis plusieurs voitures brûlées, attaque d’une gendarmerie et destruction d’une boulangerie. Leçon: pour exploiter un fait divers, tout est dans la manière de le raconter…  

La grosse ficelle : “Leçon: pour exploiter un fait divers, tout est dans la manière de le raconter… “  Oui, surtout quand cela l’arrange !

Ludovic Vigogne (service France de L’Express)

La note: 11/20. Peu d’annonces, mais un positionnement plus en retrait intéressant. 

Le top. Son plaidoyer pour la réforme des retraites et notamment ses attaques contre le PS à ce sujet. Déjà entendu mais efficace. 

Le flop. "Mais pourquoi avoir remanié?", a demandé David Pujadas après 20 minutes d’explications présidentielles sur le sujet. Celles-ci ont en effet été particulièrement savonneuses. 

La grosse ficelle. "Nous travaillons ensemble sans aucun nuage depuis des années", a-t-il dit au sujet de ses rapports avec Fillon. Qui y croit? 

Le flop : C’est vrai ça ! Alors pourquoi ?

Thierry Dupont (service politique de L’Express)

La note: 13/20. Du rythme, un David Pujadas assez accrocheur face à un chef de l’Etat en quête d’un personnage serein et pragmatique. 

Le top. "Je ne crois pas une alliance possible avec le Front national. Je n’y ai jamais cru et je n’ai pas changé d’avis." Compris, Christian Vanneste ? 

Le flop. Toujours ce recours aux "vérités" à géométrie variable sur le financement des retraites, le bouclier fiscal allemand, Eric Woerth qui ne voulait plus être ministre… Au passage, ce dernier se voit annoncer des "rendez-vous judiciaires inévitables". 

La grosse ficelle. La politique d’ouverture n’est pas morte. Et Nicolas Sarkozy de citer les nominations -anciennes- des PS Didier Migaud (Cour des Comptes) et Claude Evin (Agence régionale de santé en Ile-de-France), Eric Besson… voire Laurent Wauquiez, "héritier de Jacques Barrot"! 

La question qui tue. Claire Chazal: "Est-ce que vous comprenez l’inquiétude des jeunes?" "Je la comprends, oui, bien sûr, naturellement…" What else? 

La question qui tue : “ What else? “ En référence à la pub de Nespresso où Georges Clooney dit “quoi d’autre ?

Matthieu Deprieck (service politique de L’Express)

La note: 15/20. Émission bien rythmée, horaire respecté, peu de tunnels de parole de la part de Nicolas Sarkozy. On aurait aimé en entendre davantage sur les propositions et mesures du gouvernement, mais peut-être le temps a-t-il manqué?  

Le top. David Pujadas. Est-ce la montée de l’anti-sarkozysme qui a poussé le journaliste de France 2 à se montrer beaucoup plus offensif? Tout au long de l’entretien, il n’a pas hésité à couper la parole à Nicolas Sarkozy et à le relancer sur la même question. Claire Chazal et Michel Denisot ont également eu leur moment de bravoure. Dommage que les tours de parole entre les trois n’aient pas été mieux organisés. 

Le flop. Le nouveau nouveau Sarkozy. Le chef de l’Etat a voulu, en plus d’apparaître serein, reconnaître certaines de ses erreurs. Tant qu’il a adopté cette stratégie, il n’a pu développer ses arguments et s’est contenté de suivre les sujets imposés par le trio de journalistes. Sur le thème de la sécurité, il a retrouvé son mordant et se montrait plus à l’aise. 

La question qui tue. Deux ex-aequo. La première posée par Michel Denisot: "Est-ce que vous avez reconduit François Fillon avec enthousiasme?" Pujadas: "Est-ce qu’Eric Woerth est parti parce que vous le pensiez coupable?" Respectivement, "non, pas du tout du tout" et "oui, bien sûr, c’est évident." 

La grosse ficelle. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy s’est sorti d’une question grâce à l’opposition Français/commentateurs. L’idée: les sujets de discussion du tout-Paris ne sont pas celles de la "France d’en bas". Ce fut le cas, par exemple, sur son choix de se représenter: "Vous croyez que les Français sont intéressés par mon agenda?" 

La question qui tue : En fait les réponses ont été inversées, très drôle !

Thomas Bronnec (service économique de L’Express)

Le top. La réponse apportée sur le cas Eric Woerth , avec une certaine franchise. Si le ministre du Travail n’a pas été gardé dans la nouvelle équipe Fillon , c’est parce que Nicolas Sarkozy ne voulait pas que, au milieu de tous les ennuis qui s’annoncent, le gouvernement doive en plus gérer les " rendez-vous judiciaires " d’Eric Woerth. C’est dit. Eric Woerth était devenu un boulet.  

Le flop. Les contradictions sur les performances économiques de la France. Une parmi d’autres: à un moment, Nicolas Sarkozy assure que la France sort de la crise "mieux que les autres et avant les autres". Et quelques minutes plus tard, il justifie la réforme fiscale par la nécessité de converger avec le système en vigueur en Allemagne, soudainement qualifiée de "meilleur exemple économique d’Europe".  

La grosse ficelle. La mise en cause des médias. Comme d’habitude, Nicolas Sarkozy a semblé s’amuser à prendre à partie les journalistes. Il a notamment accusé les journaux télévisés d’avoir monté en épingle les faits divers de cet été, qui ont conduit au discours de Grenoble sur l’insécurité. Et il s’est plu à humilier Claire Chazal à propos de la polémique entre l’UE et la France sur l’affaire des Roms .  

La question qui tue. Ce n’est pas une question, mais une observation, faite par Michel Denisot. Frisant l’insolence, il a fait remarquer à Nicolas Sarkozy qu’il employait souvent l’expression "mettre la poussière sous le tapis". Un petit moment de fraîcheur au milieu d’une longue émission finalement très convenue, sauvée de l’ennui par les interventions plutôt décontractées du présentateur du Grand Journal.

La question qui tue : J’aime l’insolence des journalistes !

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Publié dans Les news de Sarkouille la fripouille

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