Mariage homosexuel : les propos homophobes ont-ils droit de cités sur le Huffington Post ?


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« Selon une publication sur l’homophobie de l’intellectuel et juriste argentin, Daniel Borillo, dans laquelle il soulignait qu’en 1934, Gorki écrivit dans la presse soviétique que la condamnation de l’homosexualité constitue une victoire de l’humanisme prolétaire, car c’est elle qui produit le fascisme. Par une triste ironie de l’Histoire, l’Allemagne nazie mettait en place à la même époque un plan de persécution et d’extermination des homosexuels en les assimilant aux communistes. »

 

Outre l’article 225-1 du code pénal établi sur la discrimination, la France a renforcé la lutte contre tout propos servant à discriminer, à injurier ou à diffamer, qu’il soit à caractère sexiste ou homophobe et par laquelle le législateur a établi des sanctions pour ceux qui profèreraient publiquement des propos discriminatoires envers, notamment, les homosexuels.

C’est ainsi que la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse a été renforcée, par les :

Paragraphe 1er sur la provocation aux crimes et délits, article 24 :

seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle (…), à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

Paragraphe 3 sur les délits contre les personnes, article 32 :

sera punie des peines prévues à l’alinéa précédent la diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle (…).

sera punie des peines prévues à l’alinéa précédent l’injure commise dans les mêmes conditions envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle (…).

Déjà l’article consacré sur la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels de M. Thomas, avait suscité un tolet d’indignation sur le Nouvel Obs : « Société : le mariage gay, et si François Lebel avait raison  ?« , et suite aux plaintes des internautes, le Nouvel Obs l’a retiré de la publication selon le motif invoqué : « homophobie ».

Voici exactement le même qui a été publié, à quelque chose près, mais cette fois-ci sur le Huffington Post et par le même auteur : « Peut-on s’opposer au mariage homosexuel sans être homophobe?« 

Déjà l’auteur de l’article dépublié se défendait d’être « un homophobe », or, ce n’est pas exactement ce que l’on peut lire à la lecture de son article, ou du moins, on pourrait l’interpréter comme ayant tenu des propos homophobes pouvant discriminer, injurier ou diffamer les homosexuels et à des fins d’oppositions visant le projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.

639630915_smallSes idées préconçues

Ainsi on pourra lire :

[… (…) Mais, la reproduction -fonction première du couple, essentielle à la conservation de l’espèce- étant impossible dans un ménage gay ou lesbien, les mariés homosexuels devront nécessairement recourir à l’adoption lorsqu’ils désireront former une famille au complet et ainsi boucler la boucle de leurs revendications à la fois égalitaires et communautaristes. (…) …]

Affirmer que les couples homosexuels devront obligatoirement recourir à l’adoption est archi faux et même si certains le feront par la suite, ils auront parfaitement le droit d’adopter comme tout couple désirant des enfants si la loi prévoit d’ouvrir le droit à l’adoption pour tous les couples sans distinction.

En outre, les couples qu’ils soient gay ou lesbiens, n’ont pas attendu que la loi soit votée pour avoir des enfants, les couples homosexuels ont déjà des enfants et cela depuis belle lurette déjà, sans que cela ne porte, a priori, des conséquences sur l’enfant lui-même.

L’auteur sous-entend que la fonction première du couple marié est de se reproduire, donc à engendrer des enfants, que fait-il alors des couples hétérosexuels ayant des enfants mais qui ne sont pas mariés ? Va-t-il leur imposaient de se marier ?

Que fait-il, par ailleurs, des femmes hétérosexuelles qui élèvent seules leurs enfants ? Va-t-il demander que l’on retire ces enfants de leurs mères ? Sous prétexte que le père ne participe pas à l’éducation de l’enfant.

Or, prétendre qu’un couple qui se marie, qu’il soit hétéro ou homosexuel, s’unit uniquement pour engendrer des enfants est complètement absurde, il existe des couples qui sont mariés et ne désirent pas d’enfant. Va-t-il leur imposer à ces couples d’engendrer des enfants au nom de la sacro-sainte loi religieuse du mariage ?

Et puis, il sous-entend que le mariage gay serait une menace pour la reproduction de l’espèce humaine. Alors qu’en est-il dans les autres pays ayant légalisé le mariage homosexuel comme l’Espagne, par exemple ? Y aurait-il une baisse de la natalité constatée dans ce pays imputable au mariage homosexuel ? Les Espagnols seraient-ils devenus tous homosexuels ?

Tient tant qu’on y est, devrions-nous aussi interdire le mariage aux couples stériles, aux femmes ménopausées… ? Ou bien, est-ce uniquement le problème des couples homosexuels qui se pose à l’auteur ?

Puis l’auteur fait une différence de poids entre le couple hétéro et homosexuel, laissant supposer son homophobie :

[… Enfin, l’égalité parfaite est sur le point de se réaliser entre les gens dits normaux et les autres. …]

Selon son expression, les couples hétérosexuels, sont qualifiés de normaux, et les autres, donc, les couples homosexuels, sont-ils qualifiés d’anormaux ? Dans cette hypothèse, insinue-t-il que la personne ayant une attirance vers le même sexe qu’elle, aurait alors une orientation sexuelle déviante ?

Or, il me semble que l‘interprétation que nous pourrions en déduire de cette phrase, alors nous sommes déjà à la limite de la diffamation, voire de l’injure.

Cela nous renvoie de facto à l’époque, il n’y a pas si longtemps où l’homosexuel était reconnu comme une personne malade et donc relevant de la psychiatrie.

seulement_les_moutons_ont_besoin_dun_berger_magnet-p147283331725552760envtl_400Ses généralisations

Là, nous poursuivons sur le terrain glissant de la religion :

[… Comment en effet notre société qui a perdu sur le terrain de la Morale tous ses repères peut-elle savoir qu’elle avance dans le bon sens sans cap, sans balise ni boussole, sans au préalable concevoir ce qui est bon ou mauvais non seulement pour soi mais aussi et surtout pour l’ensemble de l’humanité ? …]

Là, je ne vais pas décortiquer son analyse absurde, mais plutôt ironiser en me moquant, car à en croire l’auteur, il est le « seul » en France à posséder « le sens de la moralité » et tous les autres citoyens français ont perdu tous leurs repères, donc vous et moi, nous avançons tous sans cap, sans balise et sans boussole, et l’auteur est, lui, le « seul » à nous dire ce qui est bon ou mauvais pour nous et notre société. Il est fortiche, lui ?

Donc, en gros, un pourra interpréter l’auteur comme ceci : moi je suis le « berger » et vous les « moutons », donc suivez-moi !

Je vous passerais le chapitre sur la théorie de l’évolution, car comme l’auteur est, a priori, un créationniste, il n’est nul besoin de s’épancher sur ce sujet, car cela n’a strictement aucun rapport avec le mariage homosexuel, à part pour l’auteur, bien entendu vous l’aurez compris !

Christine-Boutin-France-SoirSon ton alarmiste

De plus pour bien asseoir son opposition à ladite loi, l’auteur tire la sonnette d’alarme et qui est censé nous alarmer sur le « danger fatal » que pourrait représenter le mariage homosexuel :

[… De fait, ce choix doit être précédé d’un débat de fond laissant la parole aux uns et aux autres, aussi bien aux « pros » qu’aux « antis », afin d’éluder toute collusion entre médias et politiques, toute possibilité de « consanguinité intellectuelle » susceptible d’induire notre société dans une erreur fatale. …]

Mais n’ayez crainte « amis moutons », le « berger » est là pour vous protéger et vous ramener dans « le droit chemin » !

Vous noterez son expression sur la « consanguinité intellectuelle », selon laquelle on pourrait se demander si l’auteur ne prend pas carrément les citoyens français pour des moutons sans cervelles ? Car, à le lire, nous serions incapable de réfléchir par nous-même sur la question.

voleur-thumb1893761Son exemple en comparant le mariage gay au voleur

Ainsi on pourra lire :

[… Tel un avocat se bat pour que le voleur bénéficie d’un procès équitable sans cautionner l’infraction commise par son client, il est possible de s’opposer à un acte (le mariage gay) sans pour autant manquer de respect aux individus impliqués (les homosexuels). Ces derniers étant des êtres humains à part entière, dotés du libre-arbitre, c’est-à-dire la faculté de choisir ce qui est bon ou mauvais à leurs risques et périls. …]

On pourrait se demander ce que vient faire le voleur dans la loi dite d’ouverture au mariage homosexuel ?

Là ce qui est risible, c’est l’expression disant aux homosexuels qui sont censés « choisir ce qui est bon ou mauvais à leurs risques et périls », donc encore une fois, c’est l’auteur de l’article, dit le « berger », qui est censé les orienter vers le choix qui sera le moins risqué et périlleux pour eux.

Donc nous y voilà presque dans le vif du sujet avec ceci :

[… L’amalgame sur ce point tient au fait que les mauvais débatteurs qui hurlent avec les loups sans appréhender l’ensemble de la problématique sous-jacente, assimilent une opposition philosophique saine, raisonnée et démocratique à l’homophobie primaire véhiculant des idéologies répugnantes. …]

Nous pouvons en déduire que lui s’oppose d’une façon saine, raisonné et démocratique à ladite loi et les autres conspuant ceux qui s’opposent, donc lui, sont des mauvais débatteurs, donc nous, hurlant avec les loups… rien que ça ?

Il revient à la comparaison entre le voleur et le mariage gay, en affirmant ceci :

[… Autrement, si dans une société composée majoritairement de cambrioleurs une loi retirait au brigandage le caractère délictuel, le vol cessant à ce titre de constituer une infraction pénale deviendrait-il pour autant moralement acceptable?. …]

On pourra ainsi interpréter cette phrase selon laquelle le mariage homosexuel est moralement « inacceptable », donc « immoral ». Pour qui ? Pour lui ? Pour l’église ? Lui et l’église ?

Ses propos et amalgames peuvent-ils être jugés d’homophobe ?

Après nous avoir bien conditionné d’une façon maladroite, l’auteur va entrer dans le vif du sujet et selon lequel ses propos pouvant être jugés diffamatoires, discriminatoires et injurieux :

[… Cette question devrait naturellement nous amener à cogiter et nous revoilà sur notre terrain de prédilection: c’est quoi le Bien et le Mal et sur quel critère peut-on ou faut-il conceptualiser ces notions fondamentales? Le critère majoritaire, nécessaire mais pas suffisant, l’emporte par défaut, avec une marge d’erreur non négligeable, car non seulement la majorité peut se fourvoyer, mais aussi on peut la manipuler pour obtenir son adhésion sans connaissance exacte des conséquences, tenants et aboutissants de tel ou tel agissement et/ou engagement. (…) Ce qui paraît grave dans l’affaire du mariage gay, c’est que la décision prise aujourd’hui sans véritable débat ni concertation, pourrait avoir des conséquences graves et gravissimes sur les générations futures. …]

Ce qui est approximatif dans son affirmation, c’est qu’il prétend, non seulement, qu’il n’y a jamais eu de débat, ce qui est archi-faux, puisque cela fait des plombes que nous parlions et débâtions sur le sujet du mariage homosexuel et que la société dans sa majorité sur cette question a évolué dans une acceptation commune.

Mais aussi, il insinuerait que ceux qui nous gouvernent n’ont pas pris en compte « les conséquences graves et gravissimes » que pourrait représenter le mariage homosexuel. Mais alors d’après lui, quelles seraient les conséquences graves et gravissimes ?

Donc, il poursuit en insinuant que l’application de la loi aura des conséquences graves sur les enfants issus de ces couples :

[… Les procureurs du mariage gay ont-ils sérieusement songé à ce qui se passerait dans le cerveau d’une fillette sans père mais en compagnie de deux mamans? Et deux papas se retrouvant avec un garçonnet non couvé par une maman? C’est là que le bât blesse, car un ou deux pédophiles pourraient sous l’apparence de normalité prodiguée par la solennité de l’acte conjugal, détourner en toute impunité une loi d’apparence juste à des fins inavouées. …]

Dans son opposition, l’auteur insinue que les homosexuels seraient des « pédophiles » en devenir et que le mariage homosexuel serait dans le but de détourner un acte sexuel criminel à des fins inavouées, remarquez qu’il chiffre le nombre de pédophile se cachant derrière ladite loi.

D’abord, les pédophiles sont avant tout pédophiles à cause de leur déviance sexuelle, alors que l’orientation sexuelle choisie par une personne lambda, qu’elle soit hétéro ou homo, ne détermine en aucune manière une déviance sexuelle dite pédophile. Ce n’est pas parce que vous êtes homosexuel que vous deveniez pédophile. C’est en tout cas ce qu’insinuerait l’auteur.

Mais alors, que dire de ces pères hétérosexuels pédophile agressant leurs propres enfants ? Et les criminels pédophiles sont-ils tous homosexuels ? Non et c’est bien le contraire.

Et puis, en quoi le fait qu’il manquerait le père ou la mère à l’enfant, pourra empêcher le supposé homosexuel « pédophile » d’assouvir sa déviance sexuelle ?

Or, par cette affirmation l’auteur tient des propos qui peuvent être qualifiés d’homophobe par la loi.

Ensuite il dit ceci :

[… Et puis, en cas d’adoption multiple aboutissant à une famille nombreuse, quels rapports entretiendraient au sein même du foyer des enfants qui ne seraient frères et sœurs que sur le papier? De quel droit empêcherait-on ces enfants non liés par le sang de se marier s’ils en expriment le désir, dès lors que l’on aura fait sauter tous les verrous au nom de l’égalité et de la liberté? Il ne s’agit point de fantasme, mais d’un risque réel et la liste des interrogations suscitées par le mariage homosexuel n’est guère exhaustive. …]

Bien que la liste ne soit pas exhaustive concernant toutes les perversités supposées des homosexuels dénoncées par l’auteur et qu’il ait, en plus, pas tout à fait déballé son sac sur toutes les horreurs que pourraient commettre les homosexuels.

Son approximation sur le problème qui est, selon lui, obligatoirement inhérent au mariage homosexuel sur les relations entretenues entre un frère et une sœur, tous deux issus de l’adoption, mais non liés avec des liens de sang et qui voudraient s’épouser plus tard est plus que limite offensant, voire injuriant.

Or, ce problème doit se poser uniquement sur la loi à l’adoption et non sur le mariage homosexuel en lui-même, et uniquement pour des raisons médicales, auxquelles l’accouplement entre deux personnes issues de l’adoption ne comporte pas de risque de consanguinité entre eux, pouvant ainsi transmettre à l’enfant des malformations, des maladies génétiques ou des arriérations mentales… C’est uniquement la question sur le risque de consanguinité que doit être posé la question, parce qu’il est indispensable pour l’adopté de connaitre son patrimoine génétique et familial.

Non seulement, il pose une question qui n’a pas besoin d’être citée dans le débat du mariage homosexuel, parce que cette question doit être posée pour tous les couples adoptifs sans aucune distinction sur la composition sexuelle du couple, mais aussi, en ne posant pas la même question sur les familles hétérosexuelles recomposées ou sur les enfants adoptés par les familles hétérosexuelles, il ne fait que fausser le débat en incluant dans celui-ci une liste ayant pour but de stigmatiser les homosexuels.

Et puis, ses propos soulèvent une autre question, pourquoi ces rapports seraient-ils si différents de ceux entretenus par des enfants adoptés venant d’un couple hétérosexuel ou d’une famille recomposée que d’un couple homosexuel ?

Personnellement, je connais une fillette devenue adulte depuis et qui avait été adoptée par une famille avec enfant dit de conception « naturelle », cette fillette n’est pas la sœur biologique du fils de la famille, et pourtant, ils se sont mariés et ils ont eu des enfants, devenus grands à présent, sans que cela provoque le moindre problème à la société. A part bien sûr, pour les mauvaises langues et les esprits étroits.

Alors, y a-t-il une loi interdisant le mariage entre deux personnes adoptées ? Non, pas à ma connaissance, car mes amis n’auraient pu à ce moment-là se marier.

Mais alors on pourrait demander à l’auteur, qui est-il pour porter un jugement et son regard presque « inquisiteur » sur une question qui ne regarde en fait que les personnes concernées ? Et de quel droit s’immisce-t-il ainsi dans la vie privée des gens ?

En résumé, cela gêne qui, si, nos futurs adultes en devenir souhaitent un jour se marier ? A part pour l’auteur ?

Civitas-tract-580-580x360Sa conclusion sur son opposition au mariage gay

Il conclut par ceci :

[… On voit donc qu’il est parfaitement possible de s’opposer au mariage entre personnes de même sexe pour des raisons éthiques nobles et justes, sans pour autant verser dans la caricature ni la surenchère discriminatoire réservées aux extrémistes qui ne partagent pas les mêmes valeurs que nous. …]

Ce qui est risible dans sa conclusion, c’est qu’il se vante de n’avoir pas « versé dans la caricature ni la surenchère discriminatoire… », même si dans cet article, l’auteur n’a pas osé rajouter à ses dénonciations, « la polygamie », par exemple.

Mais pour sa gouverne, il a bien tenu des propos homophobes vis-à-vis des homosexuels, ses propos sont à caractère discriminant, diffamant et injurieux, car il reprend mot pour mot les mêmes propos tenus par le cardinal Barbarin, ou par Christine Boutin, ou bien encore par François Lebel, et n’oublions aussi France Jeunesse Civitas et consœur…

Or, ses propos sont très loin de s’opposer d’une façon saine, raisonnés et démocratiques. Puisque son opposition est, a priori, due à sa conviction religieuse qui dicterait ladite opposition, parce que le mariage homosexuel est non conforme pour l’église et par ailleurs, elle condamne formellement l’acte sexuel entre deux personnes du même sexe.

Car pour l’église, condamner l’acte sexuel ne serait pas condamnée la personne en tant que telle, or, cette affirmation est d’une absurdité, voire d’une hypocrisie pitoyable.

Comment peut-elle dissocier d’un côté, l’acte sexuel et de l’autre, la personne ?, cela est impossible, car les deux font un tout et donc, elle condamne de facto la personne homosexuelle en tant que telle.

Or, l’église et l’auteur nient une dimension fondamentale que compose une personne dite homosexuelle, sa psyché qui constitue son identité personnelle et par lequel, il détermine sa vie tout entière, qu’elle soit personnelle, professionnelle, amicale, intime, affective ou conjugale…

De même que cette psyché détermine une personne homosexuelle, il détermine elle aussi et strictement de la même manière une personne dite hétérosexuelle. Que la personne soit homosexuelle, ou hétérosexuelle, elle est avant tout un être humain doté d’une identité personnelle.

Mais pour la gouverne de l’auteur et de sa paroisse, l’homosexualité n’est plus considérée comme une tare ou une déviance sexuelle.

De même que l’on n’impose plus l’illégalité à la personne ayant une orientation sexuelle dite homosexuelle, comme cela avait pu être le cas il n’y a pas si longtemps que cela dans notre pays et encore heureux que nous avions su évoluer sur la question, à l’instar malheureusement de l’église.

Alors, prétendre ne pas être animé par l’homophobie tout en niant aux homosexuels la reconnaissance pleine et entière de ce qu’ils sont en tant qu’être humain, c’est donc, à mon sens, une posture mensongère.

Même si l’auteur se défend en se disant ne pas être animé par son homophobie, alors qu’il est incontestable à la lecture de son article qu’il a bien aligné successivement les plus pires propos homophobes caricaturant les homosexuels.

Bien que l’auteur ait fini par se disqualifier lui-même par la teneur de ses propos, hormis le fait aussi que de tel propos peut être condamné par la justice, son article a suscité un tolet d’indignation parmi une grande majorité d’internautes.

Mais le summum de l’indignation, il semblerait qu’il n’y a aucun recours ou aucun outil permettant à la personne se sentant discriminer par les propos de l’auteur de demander au Huffington Post le retrait pur et simple de l’article, comme cela avait pu être le cas avec le Nouvel Observateur.

Alors j’en reviens à la question posée, les propos homophobes ont-ils droit de cités sur le Huffington Post ? Apparemment, oui !

 


Retrouvez aussi cet article sur mon autre blog au Nouvel Obs.

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Publié dans Actualité, Mes coups de gueule, Politique

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