Juppé jette l’éponge, Fillon saisit la justice, Copé tient à ses "manettes" et la scission est imminente


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« Selon un extrait du, Bizarres, de Bertrand Vac : On a beau dire, une rupture, ça libère, mais ça déchire aussi, ne serait-ce que la routine. »

 

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© Reuters

A peine 25 minutes après la réunion avec le médiateur de la dernière chance pour l’UMP et qui était prévu à 19 h.

Alain Juppé, qui rencontrait aujourd’hui à l’Assemblée nationale Jean-François Copé et François Fillon, a jeté l’éponge, car considérant que les conditions ne sont « pas réunies » et que, par conséquent, sa mission est « achevée ».

Outre que la Commission de recours de l’UMP (CONARE) présidé par Yanick Paternote, soutien du camp Copé, mais que la justice lui reproche d’avoir accepté le 1er octobre 2004 une donation d’un bien immobilier d’une valeur de 210 000 euros d’une dame sénile, avait été mis en examen pour « abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne vulnérable », souffrant de « déficience physique et psychique ».

La médiation a échoué à cause aussi de cette fameuse Commission de recours, qui est majoritairement copéiste comme la Cocoé par ailleurs, s’est réuni quand même ce dimanche matin, mais contre le souhait d’Alain Juppé, « qui souhaitait entendre cette instance avant qu’elle n’entreprenne l’examen des recours, qui concernent notamment les votes dans les DOM-TOM et les Alpes-Maritimes ».

Cette énième rebondissement dans cette guerre fratricide, dans laquelle s’affrontent Fillon et Copé, présage bien la fin de l’UMP au moins pour deux raisons.

La première de ces raisons, se trouve dans la déclaration de François Fillon, qui a déclaré dans un communiqué « qu’il saisira la justice pour rétablir la vérité des résultats ».

« Jean-François Copé porte seul désormais la responsabilité d’un échec qui touche notre parti et compromet, au-delà, l’image de l’action politique. Soucieux de sortir de l’impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants », a déclaré François Fillon dans le communiqué.

Les soutiens de François Fillon dont Valérie Pécresse, accompagnée d’Eric Ciotti, a déclaré aussi devant les caméras que « François Fillon a tout fait pour la médiation Juppé puisse réussir et aboutir. Il en a accepté toutes les conditions. Aujourd’hui, Jean-François Copé a refusé cette médiation, qui portait l’espoir des militants. Alors aujourd’hui, je suis triste pour les militants. Nous allons tout faire pour qu’ils connaissent la vérité et pour leur redonner la parole ».

Si Fillon saisit la justice, l’UMP ne pourra survivre à cela.

Jean-François Copé a aussi déclaré que selon lui, « l’échange s’est déroulé de manière extrêmement cordiale ». « Le processus juridique ne doit pas être interrompu, la Commission des recours doit statuer et annoncer le nom du futur président de l’UMP ». « Son rôle doit être respectée ». « La deuxième étape, politique, visera à rabibocher, à apaiser, et à reconstruire. Il faut le plus vite possible nous occuper de notre rôle d’opposants ».

4815038La deuxième raison qui présage la fin de ce parti politique se trouve dans la déclaration de Lionel Tardy, député de Haute-Savoie et soutien de Fillon, a évoqué ce soir une scission au sein du groupe UMP à l’Assemblée.

« L’UMP en l’état est morte », a annoncé sur BFMTV Lionel Tardy, « On va avoir une réunion mardi soir, je souhaite au minimum la création d’un groupe indépendant au sein de l’Assemblée nationale ». Un nouveau partie politique va-t-il être créé ?, demande la chaine d’info en continu, « Pour le reste on suivra notre chef de file François Fillon. On verra quelle initiative il va prendre politiquement. On en discutera entre parlementaires, mardi soir à 19 heures », a répondu Lionel Tardy.

Si cette scission est bien réunie, cela engendrerait la fin de l’UMP due essentiellement à ses finances précaires, auxquelles l’UMP ne pourra se permettre de perdre de l’argent.

En effet, l’UMP a une dette colossale, estimée à 50 ou 70 millions d’euros, selon plusieurs sources parlementaires et sa trésorerie est dans le rouge écarlate, autour de 15 millions d’euros, explique le média Challenges : « Les dessous financiers de la guerre Fillon-Copé à l’UMP« 

La direction de l’UMP est contrainte de réduire son train de vie et elle est mise sous pression par ses banques créancières, auxquelles s’approche de façon éminente l’acquittement de traites bancaires.

De plus, il faut rajouter à cela que l’UMP ne pourra plus compter en 2013 sur les 30 millions d’euros de financement public qu’elle avait touchés au titre de l’année 2012, mais seulement à 20 millions d’euros.

[… L’échéance fatidique du 30 novembre

Selon des informations recueillies par Challenges, l’ancien ministre de l’Economie François Baroin, soutien de Fillon, cherche à fédérer un groupe de parlementaires en marge du groupe UMP, présidé par le copéiste Christian Jacob. Si cette idée devenait réalité, le parti devrait faire avec quelques millions d’euros de moins.

Depuis la loi de 1988, le financement public des partis politiques repose sur deux « fractions ». D’une part, le nombre de voix obtenues au premier tour des élections législatives: chacune d’entre elles garantit 1,68 euro par an aux partis qui ont fait 1% des suffrages dans au moins 50 circonscriptions. A ce titre, l’UMP, qui a obtenu plus un peu plus de 7 millions de voix le 10 juin dernier, peut espérer près de 12 millions d’euros, auxquels il faut retrancher 5 millions d’euros environ pour non-respect de la parité. Soit 7 millions d’euros.

D’autre part, chaque parlementaire qui se revendique d’un parti lui apporte une dot d’un peu plus de 42.000 euros par an. Avec 196 députés et 131 sénateurs, l’UMP peut attendre 13 millions d’euros. Sauf si des élus refusent finalement d’endosser ses couleurs… La date fatidique est toute proche : c’est le 30 novembre que les députés et sénateurs doivent déclarer à qui ils veulent verser ces 42.000 euros. Vu le contexte actuel, les parlementaires soutenant François Fillon (151, selon le Monde) pourraient donc décider de « tuer » Jean-François Copé en l’étranglant financièrement. 151 députés à 42.000 euros, ça fait plus de 6 millions d’euros… Un manque à gagner impossible à assumer, vu la situation financière de l’UMP. …]

Voilà, vous venez de suivre en direct la « mort » de l’UMP…


Retrouvez aussi cet article sur mon autre blog au Nouvel Obs.

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Publié dans Actualité, Les news de Sarkouille la fripouille, Politique

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