Budget européen : non Monsieur Hollande cet accord n’est pas un bon compromis !


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Selon François Truffaut « Cannes : un échec constant dominé par les compromis, les combines et les faux pas… »

Question, c’est quoi l’Europe ? Réponse, un échec constant dominé par les compromis, les combines et les faux pas…

 

Question, c’est quoi l’Europe ? Réponse, selon moi, un échec constant dominé par les compromis, les combines et les faux pas…

Non Monsieur Hollande, ce budget européen auquel vous avez consenti à accepter dans l’état n’est pas un bon compromis et d’ailleurs, vous le savez pertinent bien.

Je n’ai jamais caché ma sensibilité politique sur ce blog, « un peu » à gauche, « beaucoup » socialiste, « passionnément » démocrate-socialiste, mais « à la folie » orientée à droite « pas du tout ».

Après la défaite de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002, celle où la France médusait, affichait une de ces « gueules de bois » -comme sortant d’une soirée de fête bien arrosée-, provoquer par le résultat d’un suffrage, qui en a sidéré et horrifié plus d’uns, que l’un des candidats devant occuper le podium à deux marches n’était pas celui que l’on pensait tous, Lionel Jospin, mais « la peste personnifiée » en un Jean-Marie le Pen.

Après cette défaite cuisante, j’ai observé, tantôt dépité, tantôt agacé et tantôt consterné, le parti socialiste -vous en tant que premier secrétaire du parti et l’ensemble de ses têtes dirigeantes- se bouffer le foie pendant plus de 10 longues et pénibles années. Certes, l’élection de 2002 a fait l’effet d’une bombe, d’un électrochoc, après laquelle une remise en question s’imposait. C’est ce qu’a fait, enfin, le parti socialiste après la deuxième défaite, celle de 2007.

Certes, vous n’étiez pas mon candidat préféré, mais je vous ai soutenu après la primaire socialiste, comme tant d’autres qui se sont rangés derrière vous, Martine Aubry, par exemple. Lors du débat, j’ai apprécié comment vous avez envoyé au tapis votre adversaire, Nicolas Sarkozy, et surtout votre anaphore : « moi président de la République… » qui m’a bien fait rire et avait le don d’enrager Sarkozy.

Certes, après votre élection, une forme de patience était nécessaire de vous accorder pour que vous puissiez, vous et le gouvernement, prendre vos repères et vêtir le costume du Président. Certes, j’imagine que l’exercice du pouvoir et le poids des responsabilités, ne sont pas aisés, ni simples.

Mais malgré tous mes « certes », c’est dire comment vous me déceviez.

Votre allocution face aux maires leur accordant « la clause de conscience » sur la question de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.

Le mouvement des « entrepreneurs pigeons » vous faisant reculer sur la taxation au barème de l’impôt sur le revenu des plus values des cessions des titres sociaux.

La gérance calamiteuse du conflit « Florange ArcelorMittal« , qui à mon avis, est une casserole que vous allez vous traîner jusqu’à la fin de votre mandat.

Et la bourde monumentale sur la création du taux d’imposition de 75% destiné pour la tranche des hauts revenus, « ceux étant rémunérés à plus d’un million d’euros par an », et rejeté par le Conseil Constitutionnel. Motif : « l’égalité fiscale entre les ménages n’aurait pas été respectée ». En effet, « le seuil d’un million s’appréciait par personne et non par foyer ». Or, les impôts sur le revenu se calculent sur la base du foyer fiscal et non sur une personne.

Cependant, je suis très heureuse -qu’enfin- le projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples gays ait été voté hier à l’Assemblée nationale et je pense que c’est sans aucun doute une grande avancée contre les inégalités dans ce pays, après la dépénalisation de l’homosexualité en 1982 et l’instauration du Pacs quinze ans après. Et je vous félicite d’avoir su saisir l’opportunité d’un changement de la mentalité française sur la question, pour gommer cette inégalité que rencontraient tous les couples homosexuels et leurs enfants. A présent, ils sont considérés aux yeux de la République comme n’importe quel couple ayant les mêmes droits.

Certains disaient que ce projet de loi pouvait attendre et qu’ils y avaient plus important à s’occuper. Certes, de nos jours l’emploi, la précarité, le pouvoir d’achat, sont des thèmes aussi très importants. Sauf que ne pas considérer cette inégalité comme non importante et non urgente, est due -à mon sens- à une incapacité, soit intellectuelle ou soit humaine, de pouvoir se mettre à la place de celui qui vit cette inégalité, on appelle cela de l’empathie.

Alors, on dit de vous que vous êtes un homme de compromis et non d’affrontement, un pragmatique même.

Au lendemain du débat face à Sarkozy, vous êtes venu à Toulouse faire une promesse, « la promesse de Toulouse », et je cite vos premiers mots sur la place Capitole : « Toulouse, parce que c’est la ville fière qui aime la castagne mais aussi la victoire. Toulouse parce que c’est la ville d’accueil où les frontières s’estompent… »

Ensuite, vient « la promesse de Toulouse » : « A Toulouse, je voulais à la fois lancer un appel et vous faire une promesse. » (…) « La promesse de Toulouse c’est que si les Français m’accordent leur confiance, le président que je serai ressemblera au candidat que je suis, candidat respectueux, candidat rassembleur, candidat normal, pour une présidence normale, au service de la République ».

« Au service de la République » ?

Autant dire que le compromis que vous avez signé lors de ce Conseil européen se réunissant pour « marchander » le budget pluriannuel portant sur la période 2014-2020, n’est pas un service que vous avez rendu à la République française, ni même à l’Europe, d’ailleurs. Si vous vous étiez opposé à ce marchandage d’épicier, nombreux auraient été les pays à vous suivre. Là, vous aviez une occasion que vous n’aviez pas sue saisir pour faire avancer l’Europe dans le bon sens de la marche.

Rappelez-vous quand vous avez martelé, lors de la campagne électorale, que vous renégocierez le traité budgétaire signé entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, et adresserez, si vous étiez élu, « un mémorandum à tous les chefs d’Etat et de gouvernement sur la renégociation du traité sur les disciplines budgétaires ». Vous avez même menacé de « ne pas ratifier ce traité« .

Au début, vous aviez été isolé et puis vos efforts ont porté leurs fruits, puisqu’ensuite nombreux de pays européens ont fait entendre aussi leurs voix pour une relance économique plutôt qu’un budget d’austérité. Même Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vous a suivi sur le « pacte de croissance européen ».

Selon le quotidien allemand, le Der Standard, « Merkozy panique devant Hollande », « la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé qu’elle soutiendrait le président français Nicolas Sarkozy dans la campagne pour sa réélection ». (…) « Le lobbying de Merkel n’est pas étonnant car un renouvellement du mandat de Sarkozy est dans son intérêt », estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : « C’est un affront qu’en tant que chancelière, elle ne soit pas disposée à recevoir son adversaire (le socialiste François Hollande) à Berlin, comme cela a toujours été l’usage. Mais ce qui est quasi répugnant c’est de voir comment les deux membres du couple instrumentalisent la crise grecque pour des slogans conservateurs. Merkel, membre d’un parti de même orientation, et Sarkozy qui se traine à ses pieds doivent être bien paniqués pour en venir à de telles extrémités. (…) ».

Puis on connaît la suite, une fois élue… « Un collectif de plus de 120 économistes appelle, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde, à dire « non » au traité budgétaire européen, accusant le président François Hollande de commettre une « erreur tragique » en poursuivant la « politique d’austérité » de ses prédécesseurs ». Ces 120 économistes estimaient que « le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance grave dans le marbre des mesures d’austérité automatiques ».

Or, le 17 mars 2012 dernier, vous aviez dévoilé au Cirque d’hiver à Paris, devant les leaders sociaux-démocrates européens, votre « pack progressiste contre la Sainte Alliance conservatrice », dans lequel vous avez tenu ces propos : « Ma détermination sera entière, contrairement à celui qui annonce d’emblée — vous le reconnaîtrez — qu’il quittera la table des négociations s’il n’est pas suivi [sur la renégociation des accords de Schengen et d’un paquet de conventions commerciales]. [Moi je mettrais] toute [ma] détermination non pas à quitter la table des négociations, mais à y rester tout le temps nécessaire pour obtenir la croissance, l’emploi, le développement, le progrès. »

Cependant, au cours de ce Conseil européen, vous auriez dû [à l’inverse de ce que vous disiez hier] quitter la table des négociations. Vous auriez dû préférer un bon « clash » qu’à un mauvais compromis. Cela aurait eu, peut-être, l’efficacité de provoquer un bon électrochoc au sein de l’Europe et grâce auquel une remise en question salutaire aurait pu être amorcée, ce qui aurait fait certainement grandir l’Europe. Et puis, ce « clash » venant de la part d’un président français vers un chancelier allemand aurait été une première pour l’histoire européenne.

Dans un autre contexte de l’histoire européenne, rappelons-nous du sommet de Fontainebleau, le professeur en « études européennes », Gilbert Casasus, nous le rappelle fort bien dans sa tribune, chez Marianne : « Budget européen : vers un retournement d’alliances ? »

[… Lorsqu’en juin 1984 elle avait obtenu la restitution d’une partie de son chèque à la Communauté européenne, Margaret Thatcher croyait avoir gagné. Fière de recevoir sa « money back », elle pensait alors avoir porté un coup fatidique à la construction de l’Europe. Persuadée que Fontainebleau était devenu un synonyme de Waterloo pour les Britanniques, la Dame de fer pavoisait. Sauf qu’elle s’était réjouie trop tôt. Car si victoire il y a eu, elle n’était que de courte durée. Artisane d’une victoire à la Pyrrhus, elle déchanta beaucoup plus vite qu’elle ne l’avait elle-même imaginé. Très rapidement François Mitterrand et Helmut Kohl avaient tiré les leçons de l’attitude de Thatcher. La laissant là où elle était, ils profitèrent de ce sommet européen pour approfondir leur entente et pour faire du sommet de Fontainebleau ce que les Anglais, au grand dam, ne souhaitaient jamais ce qu’il est devenu entre-temps : une date phare de l’histoire de l’Europe ». …]

Certes, l’entente entre vous et la chancelière allemande, Angela Merkel, est complètement différente de celle entretenue entre François Mitterrand et Helmut Kohl.

[… Près de vingt-neuf ans se sont écoulées depuis lors. Aujourd’hui encore, Fontainebleau est à marquer d’une pierre blanche. Sommet historique, Il est aux antipodes de celui qui, à Bruxelles le 8 février dernier, a adopté, dans la douleur, le budget européen pour les années 2014 à 2020. Triste date pour les Européens, et notamment pour les plus démunis d’entre eux, le Conseil européen de vendredi dernier scelle, peut-être, un retournement d’alliances au sein même de l’UE. A l’inverse de ce qu’elle avait fait naguère à Fontainebleau, et peu de jours après les cérémonies du 50e anniversaire du traité de l’Élysée, l’Allemagne a aujourd’hui choisi un nouveau camp : celui de Cameron contre celui de Hollande. Celui de la Grande-Bretagne contre celui de la France. Par ses positions exposées dès le 28 janvier dernier, lors du très renommé et symbolique forum de Davos,  Angela Merkel s’est en effet retrouvée sur la même longueur d’onde que son homologue britannique pour défendre une Europe néolibérale placée sous le sceau de l’austérité. …]

Autant dire que c’est le nœud du problème, Angela Merkel a choisi, par pur intérêt national, de faire alliance avec les Britanniques et vous, vous n’avez pas su contrer cette alliance en créant une contre alliance. Je vous le répète, nombreux sont les pays européens qui seraient prêts à vous suivre pour remettre en place le dogme de l’austérité allemand.

[… Déjà absente en Lybie en mars 2011, l’Allemagne de Merkel brille aujourd’hui par sa discrétion au Mali. Aujourd’hui, la France de Hollande doit se rendre à l’évidence, dire adieu au Fontainebleau de Mitterrand et préparer, avec ou sans l’Allemagne, d’autres rendez-vous avec l’histoire de l’Europe. …]

En effet, dans ce contexte de crise mondiale d’où les intérêts nationaux des uns vont à l’encontre de l’intérêt général européen, il faut dès à présent se rendre à l’évidence et dire adieu au Fontainebleau du couple Mitterrand-Kohl.

Alors, voilà à quoi me fait penser votre compromis en vous citant un extrait du « dictionnaire du Diable », de Ambrose Bierce :  « Compromis. Sorte d’ajustement d’intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu’il a eu ce qu’il ne devait pas obtenir, et qu’il est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû. »

Or, même si vous n’appréciez pas les affrontements ou la castagne à la toulousaine, je ne vous apprends pas que nous vivons dans un monde qui n’est pas seulement peuplé de gentils dauphins, mais aussi peuplé de requins à l’appétit bien aiguisé et s’intéressant uniquement, de façon purement égoïste, à vouloir « le beurre, l’argent du beurre, le pot de la crémière et son sourire, si ce n’est son [derrière] ». Ceux qui ont tenu le rôle du requin lors de ce Conseil européen sont le Premier ministre britannique, David Cameron, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

Je reviens avec « mes certes »…

Certes, les compromis sont nécessaires pour que personne ne se sent léser au cours d’une négociation, mais on concède des compromis uniquement quand les partenaires sont honnêtes et loyaux. Force est de constater que cela n’est pas vraiment le cas dans cette négociation.

Depuis quarante ans, l’Angleterre nous agite le chiffon de leur sortie de la zone euro, mais qu’ils s’en aillent ! Qu’ils arrêtent de nous le rabâcher ! Qu’ils le fassent une fois pour toutes et en silence, SVP !

En revanche la City, elle, ne le voit pas d’un bon œil cette sortie et l’a fait savoir après le chantage électoraliste du sortant David Camerone. Néanmoins et malgré les apparences affichées, Londres non plus ne souhaite sortir de l’Europe en réalité et même s’ils nous chantent le même refrain depuis quatre décennies.

Parce que l’Europe telle qu’on leur a concédé lors de leur adhésion représente une bonne et grasse poule aux œufs d’or, et ils ne tiennent pas à la perdre.

[… Londres tire depuis quarante ans des avantages économiques importants de son adhésion à l’UE grâce au marché unique. Il faut rappeler qu’environ la moitié des exportations britanniques vont vers le reste de l’Union. Le Royaume-Uni reçoit aussi de nombreux investissements, notamment des constructeurs automobiles, et enfin les services financiers tirent des bénéfices de leur accès simplifié au marché européen ». …]

L’Angleterre n’est intéressée que par les avantages financiers que l’Europe peut lui procurer, à l’inverse elle ne veut pas de ses inconvénients, comprenez-vous l’expression, vouloir « le beurre, l’argent du beurre… » ? Or, les avantages sans les inconvénients n’existent pas dans le monde réel, car rien n’est parfait dans ce monde.

Quant à l’Allemagne de Merkel, [hormis le sort réservé à la population tenant le bas de l’échelle et sur laquelle on leur impose à tenir le rôle du « minijobbers » au profit des employeurs qui les exploitent à outrance, mais que l’Allemagne sacrifie sur l’autel de la « sainte loi » de la compétitivité], tire aussi profit de « l’un des avantages majeurs [qui] pour elle réside dans le fait que, étant spécialisée au niveau international dans le haut de gamme pour des produits très fortement demandés, elle bénéficie d’un euro largement sous-évalué ; alors qu’il est nettement surévalué pour la grande majorité des autres pays membres », selon les Economistes Atterrés.

Alors dans ces conditions et comme le sous-entendait Nicolas Domenach dans sa chronique chez Marianne, ne pensez-vous pas que ce marchandage d’épicier « ne méritait pas un [bon] clash ? Ou le coup de la chaise vide si on craignait de la leur mettre en pleine tête ? Au moins l’esquisse d’une épreuve de force ? « 

[… La crise, la transformation accélérée de la planète économique et l’extraordinaire évolution des rapports de force mondiaux auraient dû inspirer à l’Europe un sursaut : union face à une Amérique qui se redresse, union face à une Chine conquérante, union dans un monde où le capital et les talents sont plus mobiles. C’est la crise et les terribles défis des années 1930 qui ont forgé l’Etat fédéral américain, son budget grimpant alors de 3,4 % du PIB en 1930 à 10 % à la fin de la décennie. L’histoire retiendra que l’Europe dans la crise fait le chemin inverse puisqu’elle va réduire son budget à 1 % du PIB. Défis immenses, ambition zéro…, explique le directeur de la rédaction de l’Echo, Nicolas Barre, dans son éditorial : « Inacceptable budget européen » …]

C’est dire qu’il y a des situations qui sont préférables à un bon « coup de gueule » qu’à un mauvais compromis et surtout quand l’on sait pertinemment qu’il va à l’encontre de l’intérêt général.

dimanche-je-vote-francois-hollande-1A présent, les citoyens européens que nous sommes, nous ne pouvons compter que sur le Parlement européen, qui après ce marchandage d’épicier, les quatre chefs de file européens (Verts, Libéraux, Conservateurs et Socialistes) ont appelé au rejet « en l’état » du budget. Messieurs, Mesdames, les député(e)s européen(ne)s ne nous décevaient pas.

Alors je le répète une fois de plus, nous citoyens européens, disons, nous aussi « merde » à l’austérité imposée par l’Angleterre et l’Allemagne comme plat principal !

PS : à nos amis Anglais, eurosceptiques et europhobes, vraiment ne prenez pas la peine de réclamer un référendum sur votre sortie éventuelle de la zone euro, les citoyens européens le demandent à votre place… chiche ? Pas sûr que la City soit ravie.

PS : à nos amis Allemands et aux autres citoyens européens, un sondage sur le modèle social allemand… cela ne vous tente vraiment pas ?


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Retrouvez aussi cet article sur mon autre blog au Nouvel Obs.

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Publié dans Actualité, Mes coups de gueule, Politique

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