DSK VS le Carlton : le parquet devra rendre son réquisitoire dans 3 mois


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« La justice française ne peut plus être une justice qui tue. » Robert Badinter

 

Dans l’affaire dite du Carlton, bien qu’il n’ait jamais mis les pieds dans cet hôtel, l’ancien Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » et ainsi que douze autres personnes, dont notamment l’entrepreneur Fabrice Paszkowski.

Nous avons appris que les juges instructeurs lillois ont clôturé l’instruction et remis le dossier au parquet de Lille.

Depuis le 13 mars, en effet, le parquet a reçu de la part des juges une ordonnance de soit-communiqué.

Ce qui veut dire qu’à compter de ce 13 mars et jusqu’à trois mois – c’est-à-dire au plus tard le 13 juin prochain – le parquet de Lille devra rendre son réquisitoire définitif, après avoir étudié les pièces du dossier remis par les juges instructeurs.

Plusieurs hypothèses s’entrevoient.

a) Soit le parquet demande le renvoi devant les assises les douze personnes mises en examen ou soit une partie

Hypothèse peu probable si l’on entend les bruits de couloir émanant des coulisses du monde judiciaire.

En effet, comment peut-on envoyer devant les assises des personnes ayant participé à des soirées « coquines » entre personnes majeures et consentantes ? La loi ne condamne pas ce genre de pratique sexuelle.

Que je sache, les moeurs libertines ne relèvent pas des tribunaux, mais de la « morale » et encore que, car personne ne peut condamner au nom de la sainte morale qui n’est que subjective et propre à celui qui la blâme.

Idem pour les « puritains américanisés » criant des cris d’orfraie, sauf que cela relève tout autant de leur propre moral et qui en même temps font bien pires.

Et puis n’oublions pas cette « populace » coincée au moyen-Age, qui de façon inquisitrice pointe son doigt accusateur en lorgnant la vie privée de DSK. Mais du coup, se « masturbe » intellectuellement à la lecture des révélations des uns et des autres sans oser se l’avouer.

Comme on peut le voir, ou du moins le lire, sur un blog, qui suite à un rétropédalage à 380° une certaine « populace » trop heureuse de ce retournement vint en chœur y déverser sa bile… s’ensuit une petite mise au point venant d’une personnalité politique et comme par un miracle ou frappé par une révélation pas très logique du coup et dont ce dernier en a le secret, celui-ci fit le chemin inverse. D’où une certaine incompréhension de cette « populace » qui désormais en plein désarroi ne sait plus à quelle « sein » ou peut-être à quel « saint » se vouer, alors une malheureuse vint « dégueuler » en des termes que je juge abjects et faisant avec une puérilité tout aussi déconcertante des raccourcies que je juge condamnables et diffamatoires :

[… (…), vous êtes entrain d’accuser des juges d’avoir monté un chateau de cartes, vous aussi? je ne veux aucun mal à DSK et je ne dis pas qu’il n’a pas d’ennemis, mais tout de même. Ecrire ce que vous écrivez est un peu choquant pour moi qui fait confiance dans la justice de mon pays. Il n’est quand même pas « blanc comme neige » d’après ce que j’ai lu et entendu. Les amis qu’il avait à Lille, je ne leur confierai pas mes enfants (pour les fréquentations).Quelles preuves vous avez que c’est un chateau de cartes? 

Les gens mis en examen dans l’affaire ont quand même organisé des orgies avec des p… et l’argent des entreprises. Ils ont même fait voyager des p…à Washington pour DSK (une a été photographiée à Washington au FMI). Ou alors on décide qu’un maquereau a le droit d’exercer en France. J’ai une fille de 17 ans et je n’aimerai pas qu’elle tombe dans leurs griffes à ces zozos de Lille. 

Donc soit ils sont tous de pauvres innocents soit il y a anguille sous roche et DSK a trempé dedans aussi.

Vous m’avez habituée à plus de logique. Je ne comprends plus où vous voulez en venir.

Écrit par : Karima | 17/03/2013 | …]

Voyez le raccourcie diffamatoire et injurieux que cette personne commet en toute impunité, on en déduira selon elle que « DSK = libertin = maquereau = pédophile », à l’entendre un « monstre ». Et en plus, voilà qu’elle se défend de façon très hypocrite de ne vouloir aucun mal à celui qu’elle juge de façon si péremptoire.

Sait-elle que Dominique Strauss-Kahn a sauvé de la noyade un des enfants du Président Hollande ? Car s’il s’agissait du sien et, malgré sa morale à deux balles et ses accusations à l’emporte-pièce, je suis persuadée qu’il l’aurait sauvé. Pauvre France…

Mais revenons aux hypothèses…

b) Soit les mises en examen ou une partie sont envoyées devant un tribunal correctionnel

Hypothèse la plus probable selon les bruits qui courent, quoique ?

Comme je l’ai dit plus haut, si cette affaire ne va pas aux assises, cela m’étonnerait qu’elle aille aussi devant une cour correctionnelle et pour les mêmes raisons, les moeurs et les actes libertins entre personnes consentantes, même s’il y a des prostituées qui y participent, ne sont pas condamnables dans notre démocratie et d’ailleurs, aucun texte de loi n’existe.

Dans l’hypothèse que l’affaire aille en correctionnelle, aucun tribunal n’osera condamner une personne ayant de telles moeurs. Et si elle va jusqu’aux assises, aucun Français n’osera condamner pour les mêmes raisons.

c) Soit le parquet demande une relaxe des douze personnes ou une partie

Hypothèse probable mais à 50 % contre 1, je dirai.

Car d’une part cela m’étonnerait fortement que les juges instructeurs aient établi des preuves circonstanciées prouvant que Dominique Strauss-Kahn fut l’instigateur ou le personnage central à la tête d’un réseau de prostituées.

Dans cette affaire, laquelle est surtout dans la parole des uns et des autres – des ouï-dires -. Par exemple, dire que DSK ne pouvait pas ignorer que les prostituées étaient rémunérées, est une analyse subjective et ne prouve absolument pas que c’était le cas. Car ce sont des preuves circonstanciées et irréfutables qu’il faut produire, des relevés de comptes bancaires par exemple, montrant que la personne s’est enrichie de ce réseau…

Et d’autre part, étant donné que les magistrats n’ont pas pour habitude de se désavouer entre eux, on l’a constaté lors du rejet des demandes en nullité déposés par les avocats de DSK et donc on imagine mal que le parquet de Lille relaxe tout ce monde afin de ne pas déplaire et faire du tort à ses collègues. La justice, en effet, a vraiment du mal à se remettre en question.

Imaginez après deux ans d’enquête, le parquet relaxant DSK, comment les Français jugeront la justice ? Déjà qu’elle a mauvaise presse auprès de ces derniers et on ne pourrait pas les blâmer.

Les uns diront que l’on a innocenté DSK parce qu’il est puissant et riche. Les autres accuseront les trois juges lillois d’avoir mené une croisade contre ce puissant. D’autres accuseront la justice d’avoir employé et gaspillé des moyens financiers colossaux : trois juges nommés pour une affaire qui n’en était pas une…

Que va-t-il se passer après ?

Dès le réquisitoire définitif rendu, le parquet le communiquera aux juges et aux avocats de la défense.

Ces derniers auront un nouveau délai pour demander des actes supplémentaires, comme par exemple des demandes de nouvelles confrontations…

Le pourvoi en cassation de DSK, qu’en est-il ?

Quant au pourvoi en cassation demandé par les avocats de DSK, il n’est pas suspensif et donc n’entravera pas le travail du parquet auquel il est chargé d’étudier le dossier des juges instructeurs et au bout duquel il doit rendre son réquisitoire définitif dans trois mois.

Cette action judiciaire a été lancée après le rejet par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai de leurs requêtes en nullité de procédure, réclamant notamment l’annulation de la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn.

DSK la cible des juges

Bien que les juges lillois tentent de démontrer que « DSK » aurait initié un réseau de prostitution en se servant de l’article 225-5 du Code pénal modifié le 19 mars 2003 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, dans lequel on peut y fourrer tout et surtout n’importe qui.

Et surtout de ces paragraphes suivants :

1° D’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui ;

2° De tirer profit de la prostitution d’autrui, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant habituellement à la prostitution ;

3° D’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire.

Donc, on peut imaginer que lors d’une soirée festive dans laquelle les convives fêteront l’enterrement de la vie de garçon du futur marié en faisant appel à une prostituée contre le paiement d’une somme d’argent. Les instigateurs pourront se faire accuser de proxénétisme. Pareillement, pour vous Mesdames, en faisant appel pour les mêmes raisons à un chippendale, vous pourriez être accusées de « proxénétisme en bande organisée ».

Or, la plupart des protagonistes du dossier, excepté quelques prostituées, ont toujours « validé la thèse d’un homme à l’emploi du temps surchargé croyant participer à des soirées libertines ».

Un exemple auquel DSK est la cible des juges, l’avocat de David Roquet, Me Dupond-Moretti, avait dénoncé qu’une caricature de Dominique Strauss-Kahn trônait à l’intérieur de l’armoire contenant le dossier Carlton.

« Les juges ont eu l’imprudence de laisser l’armoire ouverte de sorte que M. Roquet et Alice Cohen-Sabhan, ma collaboratrice qui l’assistait, on pu remarquer la caricature », avait affirmé Me Dupond-Moretti, précisant que « Cela figure au procès-verbal. Il me semble nécessaire que la justice remette ces trois juges à leur place », en avait conclu l’avocat.

La transparence des juges

Comme nous savons que ces juges ont manqué de transparence dans ce dossier, laquelle a été dénoncée par les avocats de la défense, alors que selon des personnes interrogeaient par les juges et la police, notamment une prostituée, DSK était le centre névralgique des interrogatoires.

Tout comme Fabrice Paszkowski, qui dans un entretien au quotidien la Voix du Nord, a aussi dénoncé qu' »Ils ne voulaient entendre que ce qu’ils avaient envie d’entendre, peu importait la vérité. Beaucoup de mes proches ont eu la sensation d’être dirigés pendant leurs interrogatoires, pour que leurs déclarations correspondent à ce que les juges s’imaginaient… ».

Par ailleurs, Fabrice Paszkowski a également dénoncé, outre « une forme d’injustice » face aux allégations des juges, mais aussi, »Ici, la loi est tirée par les cheveux. On veut à tout prix établir le proxénétisme parce qu’il y a Dominique Strauss-Kahn dans la procédure ». 

Bien que DSK ne lui ait « jamais ordonné d’organiser quelque soirée que ce soit », affirme-t-il. Il reconnaît, néanmoins, d’avoir eu recours au service d’une escort girl pour ne pas se « rendre seul » à ces soirées libertines, d’ailleurs « Je m’étais même renseigné auprès d’amis juristes : on m’avait dit que cela ne posait aucun problème. Même des policiers nous disaient que c’était légal ! », explique-t-il.

Mais cela ne fait pas de lui un proxénète pour autant et pas plus que cela n’établit que DSK soit à la tête d’un réseau.

Partant de ce fait, il considère que les soirées libertines auxquelles il a participé avec des personnes majeures et consentantes étaient purement légales, d’où sa surprise et son incompréhension face aux allégations que ces juges essayent de démontrer.

Dans ce sens, Fabrice Paszkowski juge aussi que l’ancien patron du FMI « paye une addition bien chère dans tous les sens du terme ».

Et enfin, il considère, comme d’autres, que Dominique Strauss-Kahn « était une cible » pour les juges, « il est devenu une source de profit médiatique. Ni les circonstances, ni personne ne lui a fait le moindre cadeau », a-t-il souligné.

Rejoignant ainsi un autre mis en examen, René Kojfer, surnommé « l’homme du Carlton » et ancien chargé des relations publiques de l’hôtel du Carlton, qui avait dénoncé une « machination politique » d’où « il fallait abattre DSK ».

La preuve que c’est une affaire hautement politique, les procès-verbaux révélés par le Monde au temps de l’ancien pouvoir et lesquels a été transmise par la justice à une époque où cette même justice avait interdit, par un contrôle judiciaire, à DSK de s’expliquer devant la presse, alors que désormais avec le nouveau, plus rien ne filtre.

Comment cela se fait-il ?

L’explication vient de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, garante de la loi et qui veille à ce que des PV de Pierre, Paul et Jacques ne soient pas transmis à la presse, non pas que Dominique Strauss-Kahn soit un socialiste comme elle et qu’elle le protège, mais parce que c’est complètement illégal.

Un exemple, en novembre 2012, l’ancien président, Nicolas Sarkozy, fut auditionné à Bordeaux par le juge Gentil dans le cadre de l’affaire Bettencourt, au terme de laquelle son avocat Me Thierry Herzog aurait livré au Figaro des photocopies de son audition « prouvant » son innocence. Ce dernier s’est empressé de les publier au grand bonheur de ses petits camarades.

La réaction de la ministre de la Justice… racontée par Sarkofrance.

[… La Garde des Sceaux Christiane Taubira a exprimé sa surprise : « Ce n’est pas conforme à la loi, par conséquent ce procès verbal n’aurait pas dû circuler ». Bizarrement, (s’interrogeait Sarkofrance) les sarkozystes si agacés que quelques PV d’audition de la même procédure aient pu circuler en juillet 2011 (au point de lancer un illégal espionnage de journalistes) se taisaient religieusement cette fois-ci. …]

Par ailleurs, rappelons que les avocats de DSK ont porté plainte contre le Monde à sa demande pour « violation manifeste de ses droits ».

[… Le quotidien Le Monde (…) n’a pas hésité de manière tronquée, puisque parcellaire, à publier des passages choisis de procès-verbaux des auditions de Monsieur Strauss-Kahn dont on peut se demander comment ils lui sont si opportunément parvenus (…) Monsieur Strauss-Kahn déposera plainte dans les prochains jours à raison de cette violation manifeste de ses droits, avaient écrit ses trois avocats Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka. …]

Et Dominique Strauss-Kahn dans tout ça ?

Dominique Strauss-Kahn n’a jamais changé d’une virgule ses déclarations devant ces juges, en effet, non seulement il a toujours affirmé avec force son innocence, mais il a aussi toujours affirmé ignorer que les femmes présentes lors de ces soirées « coquines » étaient des prostituées et donc qu’elles étaient rémunérées.

Et même s’il s’en doutait, cela fait-il de lui un « proxénète » ?


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Publié dans Actualité, DSK

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