La cour du "voyou" de Marianne dans l’œil du cyclone de la justice !


Tapie-Sarkozy

« Une monarchie corrompue ce n’est pas un Etat ; c’est une cour. » de Montesquieu

 

Un point commun relie l’affaire Bettencourt à celle de Tapie le soupçon de conflit d’intérêts. En clair, la question se pose sur ceux qui étaient aux manettes, à l’époque le clan Sarkozy et Sarkozy lui-même, d’où pèsent des soupçons de corruption ayant entraîné un conflit d’intérêts.

infographie-les-acteurs-de-l-affaire-tapie-lagarde-10919017iyvprL’affaire Tapie-Sarkozy-Lagarde… s’oriente vers un gros scandale d’Etat

Dans un premier temps et pour commencer, Christine Lagarde a été placée, par les magistrats de la Cour de Justice de la République (CJR), sous le statut de témoin assisté dans le cadre d’une procédure pour « complicité de faux et de détournement de fonds publics » dans le conflit ayant opposé Bernard Tapie au Crédit Lyonnais lors de la revente d’Adidas. Remettons-nous dans le contexte de l’époque, le Crédit Lyonnais était une banque publique d’Etat.

[… Alors ministre de l’Economie, il lui est reproché d’avoir recouru à cet arbitrage privé alors qu’il s’agissait de deniers publics. Elle est soupçonnée d’avoir eu connaissance de la partialité de certains arbitres et de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé. …]

Dans un deuxième temps, le juge-arbitre Pierre Estoup, un des juges-arbitres ayant favorisé Bernard Tapie lors du fameux arbitrage privé, a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ».

[… Les enquêteurs soupçonnent Pierre Estoup d’avoir eu des liens professionnels anciens avec Me Lantourne, (avocat de Bernard Tapie). L’ex-magistrat n’en avait pas fait état au moment de l’arbitrage en faveur de l’homme d’affaires. Interrogé durant plus de 12 heures par les policiers de la brigade financière, Me Lantourne a dû s’expliquer notamment sur ses liens avec Estoup (…). « Nous avons eu trois arbitrages ensemble en dix ans, les règles non obligatoires préconisent de le signaler lorsqu’il y en a eu trois en trois ans », avait déclaré Me Lantourne à l’AFP en précisant qu’à l’époque, personne n’avait demandé que Pierre Estoup soit récusé comme arbitre. …]

A l’instar du juge-arbitre, Pierre Estoup, le tribunal arbitral était composé aussi de Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, et de l’avocat Jean-Denis Bredin.

Notez le terme de « bande organisée ».

[… Constitue une bande organisée au sens de la loi tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’une ou de plusieurs infractions., précise l’article 132-71 du code pénal. …]

Les magistrats considèrent qu’il existe des indices « graves et concordants » tendant à prouver que la procédure d’arbitrage qui a permis à Bernard Tapie de recevoir 403 millions d’euros n’a pas été régulière et que Pierre Estoup n’est pas seul en cause.

Cela veut dire qu’il y aura d’autres mises en examen et que l’enquête des juges progresse, il faut s’attendre à ce que d’autres mises en examen suivent celle de Pierre Estoup, peut-être le fusible de Sarkozy Christine Lagarde elle-même, dont son statut de témoin assisté peut très bien se transformer en une mise en examen, et le dernier qui fermera le cortège des mises en examen sera certainement Nicolas Sarkozy, avant bien sûr celle de Claude Guéant et en passant par d’autres protagonistes comme Jean-Louis Borloo.

[… Il apparaît que sur la période-clé 2007-2008, M. Tapie a été reçu à de nombreuses reprises par M. Sarkozy, d’abord au ministère de l’intérieur, puis à l’Elysée, une fois ce dernier élu président de la République, en mai 2007. L’homme d’affaires, proche de M. Sarkozy, a appelé à voter pour lui lors des élections présidentielles de 2007 et 2012. Les agendas transmis par M. Gentil attestent également de rencontres entre M. Sarkozy et Pierre Mazeaud, l’un des trois arbitres (avec Pierre Estoup et Jean-Denis Bredin) choisis pour trancher le litige. (source le Monde) …]

En outre, je trouve la ligne de défense de Christine Lagarde extrêmement légère, avec ce sentiment désagréable qu’elle prend les Français, qui ont payé cet arbitrage, pour des blaireaux.

En effet, la ligne de défense de Christine Lagarde consiste à convaincre les juges du CJR qu’elle ignorait les liens étroits qui unissaient Pierre Estoup à Bernard Tapie, par l’intermédiaire de son avocat.

Son avocat, Me Yves Repiquet, a déclaré, non sans malice, que « Compte tenu des éléments dont elle disposait à l’époque, oui (elle aurait agi de la même manière). En revanche, à la lumière des éléments dont elle dispose désormais, pas forcement maintenant. »

Or, l’ancienne ministre de l’Economie, Christine Lagarde, n’avait jamais demandé conseil auprès de Matignon ou à des juristes et avait toujours refusé d’entendre les recommandations de son entourage, que cela soit son propre cabinet ministériel ou la recommandation du directeur de l’Agence des Participations de l’Etat (APE), Bruno Bézard.

[… Dès le 1er août 2007, Bruno Bézard, directeur de l’Agence des Participations de l’Etat (APE) – le service de Bercy qui suit le dossier Tapie -, se fend d’une note à la ministre où il lui « déconseille fortement » d’accepter un arbitrage privé. Il lui rappelle que la Cour de Cassation, dans un arrêt de 2006, a placé l’Etat en position de force : les magistrats de la plus haute instance judiciaire, réunis – fait exceptionnel – en assemblée plénière, ont en effet retoqué les prétentions de Tapie (contrairement à un arrêt précédent de la cour d’appel qui lui était favorable). Ainsi, explique encore Bruno Bézard, la voie de l’arbitrage n’est pas justifiée « du point de vue de l’Etat » et « pourrait être considérée comme une forme de concession inconditionnelle et sans contrepartie faite à la partie adverse ».

Le 11 septembre, pourtant, Stéphane Richard confirme au directeur de l’APE que, malgré tous les arguments de ses services, la solution prônée par Tapie a été retenue. Bruno Bézard comprend que la convention d’arbitrage est même quasiment écrite et que les arbitres sont déjà choisis. Ce sera Pierre Mazeaud, l’ancien président du Conseil constitutionnel, l’avocat Jean-Denis Bredin, et le magistrat à la retraite Pierre Estoup. Le 17 septembre, dans une dernière tentative, l’APE met encore en garde la ministre. En vain. Christine Lagarde ne saisit aucune de ces occasions. Elle ne demande pas non plus conseil ou soutien à Matignon. (source Nouvelobs) …]

Comment peut-elle dire aujourd’hui que si elle disposait de ces éléments elle aurait agi autrement ?

En pariant sur l’ignorance, soit Christine Lagarde n’était pas à la hauteur de la tâche qu’exiger le poste du ministère de l’Economie, ce qui est très étonnant elle qui fut ancienne avocate d’affaires d’une grande firme internationale Baker & McKenzie. Soit Christine Lagarde prend la justice et les Français pour des parfaits idiots.

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti Socialiste, met en cause l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Il estime, en effet, que « les déclarations de l’avocat de Christine Lagarde laissent entendre qu’elle aurait agi différemment si elle avait eu connaissance de certains éléments ». « La décision de passer par un arbitrage privé n’a pas pu être prise sans, a minima, que Nicolas Sarkozy ait été mis à l’époque au courant ou bien ait pu donner son aval », avait-il ajouté.

Pour Harlem Désir, « le responsable de cette décision était le premier personnage de l’Etat: Nicolas Sarkozy ». En ajoutant, « c’est une affaire d’Etat d’une extrême gravité. Compte tenu des sommes en jeu et de l’aberration des décisions prises lorsqu’on connaissait les liens entre Tapie et Sarkozy ».

Et il n’est pas le seul à mettre en cause M. Sarkozy.

Jean Peyrelevade, patron du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, sur Europe 1 a déclaré que « l’Etat d’aujourd’hui doit essayer de compenser les fautes de l’Etat d’hier » en se constituant partie civile, il a qualifié notamment l’arbitrage rendu en 2008 de « gigantesque manipulation » et « c’est l’un des plus gros scandales de la République », avait poursuivi Jean Peyrelevade. « Il y a dans cet arbitrage des mensonges grossiers ». Il a fait part aussi de son « sentiment » à l’égard des responsabilités de Christine Lagarde à savoir qu' »elle a transmis des instructions venant d’au-dessus, c’est-à-dire de Nicolas Sarkozy lui-même ».

Par ailleurs, l’Etat a décidé de se constituer partie civile dans ce volet et n’exclut pas d’engager un recours contre ce fameux arbitrage.

« L’opportuniste » et le « roi de l’entourloupe », Bernard Tapie, se sentant certainement viser par la justice, se risque, alors, à une déclaration, des plus pathétiques : « si l’on découvre la moindre entourloupe, le moindre dessous de table ou quoi que ce soit d’anormal, alors dans la seconde, à mon initiative, j’annule l’arbitrage », ose-t-il déclarer.

Toute cette histoire autour de l’affaire Tapie transpire le conflit d’intérêts et la corruption…

7761296013_affaire-bettencourt-les-principaux-protagonistesL’affaire Bettencourt… sus contre le juge Gentil dans une tentative désespérée de déstabilisation

Nicolas Sarkozy par l’intermédiaire de son avocat, qui a été mis en examen pour « abus de faiblesse » sur la personne de Liliane Bettencourt dans l’affaire du même nom, après avoir proféré des menaces, il tente par tous les moyens à discréditer le juge Gentil, l’un des magistrats en charge de ladite affaire.

Résumé : « selon des informations du Parisien jeudi 30 mai, l’un des médecins chargés d’expertiser Liliane Bettencourt en 2011 et ayant conclu à l’état de faiblesse de la milliardaire était témoin lors du mariage du juge Jean-Michel Gentil, chargé du dossier.

C’est sur la base de cette expertise que le juge Gentil fait remonter à septembre 2006 l’état de faiblesse de Liliane Bettencourt. L’impartialité du juge et la validité de l’expertise, document essentiel ayant conduit à la plupart des mises en examen dans ce dossier, dont celle de Nicolas Sarkozy, seraient donc sujettes à caution, écrit Le Parisien. »

Après cette tentative, M. Sarkozy demande l’annulation de l’expertise qui a conclu à l’état de faiblesse de la milliardaire.

Valérie Noël, l’une des juges instructeurs de l’affaire Bettencourt avec Jean-Michel Gentil et Cécile Ramonatxo, se dit sereine.

En effet, elle ne craint aucunement l’annulation de l’expertise et affirme que la proximité entre le juge et l’experte médicale « ne pose aucun problème déontologique ».

Outre que la désignation de l’experte Sophie Cromb, médecin légiste, était une décision collégiale, prise par les trois juges. L’état de faiblesse de Liliane Bettencourt a été rendu par cinq médecins, dont Sophie Cromb.

C’est dire que cette énième « rebondissement » dans l’affaire Bettencourt laisse apparaître une médiocre manœuvre de déstabilisation…

 


Sondage sur Facebook : souhaitez-vous le retour de DSK en politique ?

Retrouvez aussi cet article sur mon autre blog au Nouvel Obs.

Publicités
Tagged with: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
Publié dans Actualité, Les news de Sarkouille la fripouille, Politique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Casimira

Je Suis Toujours Debout !
France attentat 13 11 15
Je Suis Toujours Charlie !
hebergement images
PageRank
PageRank
Online

Compteur de visiteurs en temps réel

Hit Counter

Entrez votre adresse e-mail pour souscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par email.

Rejoignez 202 autres abonnés

Partager ce blog
Facebook Twitter More...
Me suivre sur Twitter
Pages vues…
Hit Counter
Stats du Site
  • 73,468 hits
Catégories
Calendrier
juin 2013
L M M J V S D
« Mai   Juil »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
%d blogueurs aiment cette page :