Manuel Valls ferait mieux d’écouter DSK au lieu de ses propres ambitions personnelles


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« L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses ; c’est ainsi que l’on grimpe dans la même posture que l’on rampe. » Jonathan Swift

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a répliqué à la missive analytique plus politique qu’économique sur les conditions de l’accord sur la crise grecque par l’ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Dans cette lettre ouverte « à mes amis allemands », Dominique Strauss-Kahn dénonçait le diktat de l’Allemagne considérant avec force et raison que « les conditions de cet accord, quant à elles, sont proprement effrayantes pour qui croit encore en l’avenir de l’Europe. Ce qui s’est passé pendant le week-end dernier est pour moi fondamentalement néfaste, presque mortifère. »

Dans une réplique creuse et qui ne veut pas dire grand-chose, Manuel Valls a déclaré, après la missive remarquée sur le Web de DSK, et qui s’est retrouvée à la Une de tous les médias et des journaux télévisés, qu' »il faut être au cœur des problèmes ». « Il faut avoir une vision volontariste et optimiste. Il ne faut pas regarder vers le passé ! Nous sommes dans l’action, pas dans le commentaire », avant de rajouter « ce que souhaitent les Français et les Européens, c’est de l’action et des résultats, pas des commentaires en surplomb. Il faut être au cœur des problèmes ».

Qu’est-ce qu’il en sait de ce que souhaitent les Français ? La France est plutôt discréditée par les Français à en croire les sondages :

Plus de deux tiers des Français ont jugé que la France n’était « pas efficace » pour tenter de résoudre la crise de la dette grecque, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay, publié le jeudi 2 juillet. A la question « Pour tenter de résoudre la crise de la dette grecque, diriez-vous que la France joue un rôle? », 69 % répondent qu’elle n’est pas efficace et 29 % jugent que si.

Justement DSK a touché du doigt le coeur du problème européen, plus exactement il a soulevé deux problèmes auxquels rencontre l’Union Européenne :

– d’une part, l’Europe a, un problème économique dû justement au diktat allemand qui étouffe la croissance (mais pas la leur) et propage le chômage à cause de l’austérité imposée ;

– et d’autre part, un problème politique causé encore par les Allemands qui ont organisé « un régime de taux de change fixe autour du Deutschemark et d’imposer par ce biais une certaine vision ordo-libérale de la politique économique ».

DSK, pour appuyer son analyse politique, a aussi rajouté que l’euro a été conçu comme une union monétaire imparfaite forgée sur un accord ambigu entre la France et l’Allemagne. (…) L’Allemagne est prisonnière d’un récit trompeur et incohérent sur le fonctionnement de l’union monétaire largement partagé par sa classe politique et sa population. En France, a l’inverse, la paresse, et le souverainisme larvé des élites économiques et intellectuelles est tel qu’il n’existe pas de récit ni de vision intelligente et rénovée de l’architecture de l’union monétaire qui puisse trouver un soutien populaire.

Manuel Valls, qui pour réaliser ses propres ambitions présidentielles, a revêtu depuis le ministère de l’Intérieur le costume du populiste à la méthode sarkozyste en pensant à tort qu’il arrivera de cette manière à ses fins. On constate aujourd’hui que Nicolas Sarkozy a été discrédité par les Français qui l’ont rejeté avec force à la dernière présidentielle et ne le voient pas revenir à l’Elysée.

Dominique Strauss-Kahn n’a pas de leçon à recevoir de Manuel Valls, mais ce dernier pourrait suivre les leçons du professeur il gagnerait en intelligence. Car comme je le disais lors d’un précédent post, DSK n’a pas besoin du Parti Socialiste pour exister. A-t-il fait appel au PS pour s’exprimer sur ses idées ? Non justement, il a d’autre moyen de communication pour s’exprimer aux Français…

Le courant politique de la social-démocratie a été, en outre, insufflé par Dominique Strauss-Kahn, qui en est le père fondateur et, dont sa voix politique et économique est restée intacte et crédible aux yeux des Français. Manuel Valls lui, essaye tant bien que mal de surfer sur la vague… mais que pèserait-il électoralement s’il n’était pas au gouvernement ?

Sur ce point, Manuel Valls a récolté 5,63% au premier tour de la primaire socialiste de 2011.

« Jack is back »

Le retour en grâce de Dominique Strauss-Kahn ?

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Publié dans DSK, Europe, Politique

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