Le burkini : symbole de l’islamisme extrémiste


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Le véritable obscurantisme ne consiste pas à s’opposer à la propagation des idées vraies, claires et utiles, mais à en répandre de fausses. De Johann Wolfgang Von Goethe

 

Piqûre de rappel aux croyant(e)s, que soient respectées les dispositions de l’article 1er de la Constitution aux termes desquelles :

“La France est une République laïque, qui interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers”.

En tant que femme, de sensibilité politique de gauche, mais aussi en tant qu’athée et respectant toutefois la foi des croyants. Cependant, je fais partie de ceux et celles qui s’opposent au port du burkini et même du voile en général. Je fais partie aussi de ceux et celles qui s’opposent à l’obscurantisme religieux qui dégénère fatalement en intégrisme et en l’occurrence, je suis en opposition totale et viscérale au salafisme islamiste (courant venant du wahhabisme de l’Arabie Saoudite et aussi des frères musulmans) qui empoisonne notre société et notre République. Pour autant, mes oppositions font-elles de moi une raciste et/ou une islamophobe ?

Le port du burkini suscite une large polémique et un débat qui devra être salutaire pour notre cohésion sociale, mais il est aussi révélateur d’un malaise sociétal qui empoisonne notre vivre ensemble.

Le burkini s’est fait connaître au grand public par la survenue d’une altercation violente entre des membres d’une famille maghrébine, des touristes et des jeunes gens sur une plage de la commune de Sisco en Corse.

D’ailleurs, à ce sujet, il a été établi que la famille maghrébine serait à l’origine de ces violences, une vingtaine de personnes ont été entendues et une source proche de l’enquête explique : “il ressort des auditions, notamment d’observateurs extérieurs, que la famille maghrébine avait considéré qu’elle avait privatisé la crique et qu’elle ne voulait pas être dérangée par d’autres personnes. Elle s’est montrée particulièrement agressive. » « La plage est à nous. Nous voulons être seuls », auraient affirmé en substance des membres de la famille maghrébine.

Le procureur de la République de Bastia a tenu, hier, un point presse :

“Ce qui ne relève pas de témoignages de l’une ou de l’autre partie, mais de tierces personnes (…), et également d’un certain nombre de constatations techniques (…) et d’exploitations de films.”

“Ils ont voulu, dans une logique de caïdat, s’approprier la plage, se la privatiser. Et ils ont multiplié au fur et à mesure de la journée des incidents avec un certain nombre de personnes : jets de pierre à proximité d’autres personnes pour les intimider, tensions très fortes, insultes, menaces. Et ceci tout d’abord à l’encontre d’un couple de touristes (…), d’enfants qui passaient avec un canoë, d’un touriste belge qui prenait des photos au-dessus de la crique, qui a été violemment invectivé et menacé, et enfin d’un groupe de jeunes de Sisco.” 

Mais revenons à ce qui m’anime, le burkini symbole du salafisme et de l’extrémisme religieux…

Tout d’abord, le burkini (tout comme le voile) n’est pas seulement un vêtement comme un autre à prendre à la légère et encore moins un symbole musulman et surtout pas un symbole du vivre ensemble, c’est tout le contraire en fait.

Il incarne, selon moi, un repli communautaire, une radicalisation qui n’ose dire son nom, de la pure provocation chez certaines qui le portent, un intégrisme religieux intolérable et surtout l’asservissement de la femme. Ce symbole désigne que la femme n’est pas un être humain en tant que tel, n’ayant aucun droit et est encore moins l’égal de l’homme. Mais un sexe, impudique, impure et, de ce fait, doit se couvrir le corps et les cheveux. Pour les intégristes, la femme doit se faire invisible dans la société et cela est inacceptable, intolérable à notre époque dans notre pays.

Ce qui revient à dire, a contrario, que la femme qui ne se voile pas, se baladant les bras et les jambes nus, portant un bikini ou un monokini sur une plage ou une piscine, est une femme au mœurs “légère” (soit en termes outranciers “une catin”) et elle est forcément “impudique”.

Cela est voulu par ce salafisme islamiste rampant insidieusement depuis des années dans notre société. Ce burkini est un test piège tendu par ces intégristes pour instaurer une contre-société, un islam politique aux valeurs opposées diamétralement aux nôtres et pour cela, ils utilisent notamment les droits de la femme et son émancipation, ils utilisent aussi nos lois fondées sur la liberté et notre laïcité qu’ils pervertissent. Les politiques de tous bords seraient bien inspirés de ne pas traiter ce phénomène à la légère.

Une fois n’est pas coutume, je suis en accord total sur la position du Premier ministre, Manuel Valls, qui s’exprime sur la question du burkini et sur les arrêtés municipaux pris à son encontre dans plusieurs villes balnéaires :

“Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C’est la traduction d’un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l’asservissement de la femme. Certains cherchent à présenter celles qui le portent comme des victimes, comme si nous mettions en cause une liberté … Mais ce n’est pas une liberté que d’asservir la femme. (…) Je n’accepte pas cette vision archaïque. Il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n’est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République. Face aux provocations, la République doit se défendre. Aujourd’hui, les musulmans de France sont pris en otage par ces groupes, ces associations, ces individus qui prônent le port du burkini et voudraient faire croire que la République et l’islam sont inconciliables. Ils crispent le débat et favorisent la confrontation. C’est donc aussi aux musulmans, à leurs autorités, à leurs familles, dans leurs engagements personnel, professionnel ou social, de dire qu’ils rejettent cette vision mortifère de l’islam.”

Je partage aussi l’analyse de Céline Pina, ex-élue PS et ancienne adjointe à la mairie de Jouy-le-Moutier dans le Val-d’Oise et conseillère régionale d’Ile-de-France, qui avait accordé une interview à la parution de son livre, “Silence coupable”, au journal Marianne en avril dernier et dans laquelle elle dénonçait ce salafisme rampant dans notre société : Céline Pina : « L’islamisme, ce n’est pas une invasion de barbus, c’est beaucoup plus insidieux »

“Ce n’est pas une invasion de barbus, c’est beaucoup plus insidieux. C’est de l’infiltration qui s’inscrit dans le temps long. Or, nous ne savons pas observer ces lentes montées en puissances, et quand elles aboutissent, nous sommes complètement décontenancés. Lorsqu’une association a voulu construire une mosquée dans la ville où j’étais élue, elle a d’abord envoyé trois gugusses sur la liste de gauche et trois autres sur la liste de droite. Ceux qui sont envoyés en première ligne sont de vieux chibanis sympas, pas du tout agressifs. Mais derrière, vous voyez souvent des jeunes, plutôt beaux gosses et sportifs, avec un look à la Tariq Ramadan. Ils ne disent jamais rien tant que les places ne sont pas prises, mais à la fin, vous vous rendez compte que ce sont eux qui tirent les ficelles.”

“(…) Quand Valls estime qu’il faudrait interdire le voile à l’université, vous êtes d’accord avec lui ?

Oui, car le voile dont on parle n’est plus un petit foulard flottant sur des cheveux dénoués. C’est un uniforme total, un linceul. Il ne faut pas se leurrer : aujourd’hui, le voile n’est pas une pièce vestimentaire, c’est une forme de revendication politique. Il dit que des femmes qu’elles sont impures, qu’elles sont des sexes ambulants et qu’elles doivent cacher cela. Il dit surtout qu’elles sont inférieures à l’homme. Et si on introduit l’inégalité en raison du sexe, pourquoi ne pas l’introduire à raison de la couleur de peau ou de la conviction religieuse ?

Et pour finir je vous invite à lire sur Libération Aalam Wassef, éditeur égyptien : « Ne soyons pas naïfs sur le symbole de cette étoffe »

“(…) Confronté à la juridiction française le wahhabisme militant doit composer avec un contexte qui lui résiste, mais dans lequel les brèches semblent nombreuses. La première d’entre elles, et la plus dangereuse, c’est la culture contemporaine des « droits individuels » où s’est abîmée la liberté. Il est fréquent d’entendre que le niqab, le voile ou le burkini relèvent de « la liberté d’expression » ou du « droit des femmes à disposer de leur corps ». S’y opposer, c’est être « islamophobe », c’est-à-dire s’attaquer à tous les musulmans. L’objectif est naturellement que toute condamnation justifiée du wahhabisme institutionnel en particulier soit rapidement perçue et narrée comme visant les musulmans français en général.”

Barrer la route à l’extrémisme islamiste

Bien sûr toutes les femmes qui portent des burkinis en France ne sont pas des émissaires wahhabites mais ne soyons pas naïfs sur le symbole de cette étoffe. Il n’y a aucune honte à condamner l’extrémisme islamiste et à lui barrer la route par tous les moyens légaux possibles. Il n’y a là rien de politiquement incorrect ou de comparable au discours raciste et antimusulman du Front National. Cela ne revient pas non plus à ignorer que des actes antimusulmans sont perpétrés en France. Leur nombre de 140 en 2014 a triplé durant la triste année 2015. David Lisnard, le maire de Cannes, a fait dans sa ville ce qu’il fallait faire. Interdire les burkinis dont le nom s’amuse jusqu’à la nausée de la burqa des talibans n’est pas un acte islamophobe. C’est plutôt le signe que nous n’avons pas peur de dire qu’Islam et wahhabisme sont deux choses radicalement distinctes, et que le second menace le premier depuis plus de deux siècles.”

Une citation de Christopher Hitchens dans “Dieu n’est pas grand : Comment la religion empoisonne tout”, en 2007, qui disait :

« La religion empoisonne tout. La religion se mêle de sexe, contrôle ce que nous mangeons et exacerbe notre propension à la culpabilité en multipliant les interdits les plus arbitraires. La religion diabolise la science, se fait complice de l’ignorance et de l’obscurantisme. Source de haine, de tyrannie et de guerres, la religion met notre monde en danger. »

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Publié dans Intégrisme islamiste, Société

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