Au lieu de victimiser la régression féminine, la presse devrait défendre les femmes victimes de la pression islamiste


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“Mais un autre basculement s’opère dès 1991, celui de la guerre civile algérienne, lors de laquelle le Front islamique du salut s’affronte au gouvernement algérien, qui contient les prémices de la dérive actuelle. Les féministes venues d’Algérie ou d’Iran n’ont pourtant pas cessé de nous avertir  : « Vous ne voyez pas que ce qui se passe chez nous va arriver chez vous  ? » En l’espace de dix ans, de nombreuses filles des quartiers se sont mises à porter le voile en France. Révélation divine ? Non, montée de la pression islamique. Seule la loi peut protéger celles qui le portent sous cette pression. Or, lorsqu’on les soutient, on est considéré comme « islamophobe ».” Elisabeth Badinter sur “la mode islamique” dans le Monde

 

On me dit qu’il faut défendre les femmes portant le voile, ou le burkini, du moment qu’elles le portent par choix personnel et que cela relève de leur liberté religieuse propre. En dépit du fait que ce n’est pas une prescription religieuse, alors que l’islam n’ordonne pas aux femmes de se voiler et à l’encontre de ce qui vient d’être dit, je ne suis pas convaincue qu’elles le portent par choix personnel. Et encore moins que c’est une expression de leur liberté visant à s’émanciper. Je ne peux croire qu’une femme puisse porter un linceul emprisonnant son corps et sa conscience par choix personnel.

Selon moi : soit elles le portent par la pression familiale, soit pour faire plaisir à son mari demandeur, soit par la pression des intégristes salafistes, soit par la pression du quartier, soit pour se sentir en sécurité (notamment dans les quartiers), soit par provocation pour certaines, soit par repli communautaire, soit par revendication identitaire, soit par intégrisme salafiste, soit par radicalisation qui n’ose dire son nom…

Le burkini, comme le voile, symbolise l’asservissement et la régression de la condition féminine. Ces bouts de tissu emprisonnent la femme dans leur légitimité à être considéré comme un être humain à part entier et l’égal de l’homme. Ce symbole indique que la femme est impure, qu’elle est un sexe ambulant et doit être cachée aux yeux des hommes, elles doivent se faire invisibles dans la société. A contrario, celles qui ne le portent pas sont “des femmes légères, des impudiques, des impures…”

Pendant que l’on défend celles qui portent le voile ou le burkini au nom de la liberté d’expression religieuse, cela a pour effet de légitimer ce symbole, de le légaliser aux yeux de la société et insidieusement cela envoie un message négatif, pesant, à celles qui refusent de le porter. Le dogme salafiste -qui est très ancrée dans les banlieues, quartiers et cités-, ou la cellule familiale, ou bien le quartier… dira à ces femmes :

“- regarde le voile, le burkini… la société trouve cela bien, la société dit que c’est ta liberté de porter le voile, le voile t’aide à t’émanciper, le voile et le burkini sont des vêtements libérateurs…”

Défendre le voile ou le burkini, cela revient à défendre une idéologie islamique, misogyne, mortifère et moyenâgeuse.

Alors au lieu de défendre la régression féminine, la presse devrait défendre les femmes victime de la pression des islamistes salafistes.

C’est le cas de Siam, victime selon elle d’avoir été verbalisée parce qu’elle est musulmane, victime de discrimination et de stigmatisation, victime d’interdiction d’aller sur une plage…, et victimisée à souhait par la presse. En réalité, Siam a été verbalisée pour la simple raison qu’elle n’a pas respecté l’arrêté municipal de la commune de Cannes, qui précise :

« Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir. »
« L’accès aux plages et à la baignade est interdit à compter de la signature du présent arrêté jusqu’au 31 août 2016 à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime. »
« Le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit. […] Toute infraction fera l’objet d’un procès-verbal et sera punie de l’amende de première catégorie, soit 38 euros. »

Ce qui me fait passablement sourire dans cette histoire, c’est que Siam prétend n’avoir pas ou peu suivi la polémique sur le burkini et les arrêtés municipaux qui se sont enchaînés sur nos plages françaises ? Permettez-moi d’en douter… et, d’autre part, ce qui ne me fait pas rire du tout, ce sont les titres de la presse arguant : “verbalisée pour le port d’un simple voile”. Cela revient à dire qu’une certaine presse défend cette idéologie islamique, misogyne, mortifère et moyenâgeuse.

On pourra apprécier la mentalité sexiste de certaines personnes empoisonnées par le salafisme :

A Marseille, deux mineures et leur mère ont été interpellées alors qu’elles se baignaient intégralement voilées. La mère mécontente est devenue virulente, même violente qu’il a fallu l’intervention des CRS. Elle a été mise en examen pour « outrage, menaces et apologie du terrorisme » et sera jugée par le tribunal correctionnel de Marseille. On peut se poser la question, qu’est-ce que la famille a pu inculquer dans l’esprit de leurs deux filles pour qu’elles se voilent intégralement ? Pas grand monde n’est dupe…

A Gennevilliers, en avril dernier, une jeune fille, âgée de 16 ans, a été agressée par une jeune femme, de 19 ans, parce qu’elle portait une jupe courte. Elle a été condamnée à 6 mois de prison, dont 4 avec sursis, elle devra justifier d’une formation, suivre des soins psychologiques et indemniser sa victime. Même si la coupable s’est défendue de l’avoir agressé à cause de la longueur de la jupe, pas grand monde n’est dupe…

Une Toulonnaise de 18 ans a été prise à partie par un groupe de cinq filles, trouvant irrespectueux le fait qu’elle portait un short. Quand bien même que cette jeune femme n’a pas voulu révéler l’origine de ces personnes, pas grand monde n’est dupe…

Un internaute, Laurent Bouvet, a posté sur Facebook, des photos prises sur une plage de Nice -elle aussi a publié un arrêté municipal visant les signes ostentatoires- sur lesquelles on voit une femme allongée sur la plage, portant un voile et d’un vêtement couvrant, et des policiers municipaux l’obligeant à retirer le vêtement. L’internaute se pose la question, à savoir, si ce n’est pas manipulation afin de victimiser cette femme ?

“(…) Il y a une chose qui m’a frappé comme étrange quand j’ai regardé plus attentivement cette série de photos. C’est la première d’entre elles. Celle où les quatre policiers municipaux arrivent vers cette femme en bleu allongée au milieu de la plage.

Cette première photo pose deux questions me semble-t-il.

1/ Pourquoi, alors qu’il y a un arrêté d’interdiction des tenues de type burkini sur la plage, cette femme vient-elle se placer ainsi en plein milieu de celle-ci, sans aucun accessoire de plage (sac, serviette…), allongée sur des galets très inconfortables ?

2/ Comment se fait-il qu’avant même l’arrivée des policiers, une image d’elle, prise au téléobjectif, d’assez loin donc, si l’on en juge par la nature de la photo et l’écrasement de la perspective sur celle-ci, soit aussi claire et nette ? Il ne s’agit pas d’images de smartphones prises sur le fait comme c’est parfois le cas dans ce genre d’incidents.

Si cette séquence de photos est dérangeante, on ne peut exclure qu’elle ait été mise en scène, en clair qu’elle ait été provoquée pour obtenir le résultat souhaité. Ce qui tendrait à montrer qu’on est bien dans ce « jeu » pervers entre deux parties qui ont tout à gagner à ce genre de troubles.”

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Tandis que l’on défend cette idéologie islamique et misogyne, on traite d’islamophobe ceux et celles qui s’opposent à ladite idéologie.

En avril dernier, Elisabeth Badinter, philosophe et féministe, avait appelé à boycotter les marques qui se lançaient dans la mode islamique, propos recueillis par le Monde : “Elisabeth Badinter appelle au boycott des marques qui se lancent dans la mode islamique

Dans son entretien, Elisabeth Badinter expliquait qu’”il ne faut plus avoir peur d’être islamophobe”…

En 1989, l’affaire du foulard de Creil vous conduit à signer un manifeste contre le « Munich de l’école républicaine  ». Est-ce un nouveau tournant  ?

Malgré notre appel, c’est cette gauche «  tolérante  » au gouvernement qui emporte la partie. Certains le regrettent aujourd’hui. Car la « tolérance » s’est retournée contre celles que l’on croyait aider. 1989 est un tournant, incontestablement. Mais un autre basculement s’opère dès 1991, celui de la guerre civile algérienne, lors de laquelle le Front islamique du salut s’affronte au gouvernement algérien, qui contient les prémices de la dérive actuelle. Les féministes venues d’Algérie ou d’Iran n’ont pourtant pas cessé de nous avertir  : « Vous ne voyez pas que ce qui se passe chez nous va arriver chez vous  ? » En l’espace de dix ans, de nombreuses filles des quartiers se sont mises à porter le voile en France. Révélation divine  ? Non, montée de la pression islamique. Seule la loi peut protéger celles qui le portent sous cette pression. Or, lorsqu’on les soutient, on est considéré comme « islamophobe ».

C’est pour cette raison que, comme vous l’avez déclaré, « il ne faut plus avoir peur d’être islamophobe » ?

Je considère que la plupart des Français partagent ce point de vue mais qu’ils sont tétanisés par l’accusation d’islamophobie. Etre traité d’islamophobe est un opprobre, une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes. Taxer d’islamophobie ceux qui ont le courage de dire  : « Nous voulons que les lois de la République s’appliquent à tous et d’abord à toutes » est une infamie. Pour ma part, je persiste et je signe. Les islamo-gauchistes sont certes une minorité, mais influente et largement relayée par des grands médias et journalistes de gauche qui, par là même, se coupent du pays réel.

Comment définiriez-vous la « troisième voie » que vous appelez de vos vœux  ?

La troisième voie, ce n’est pas seulement une grande partie de la gauche et de la droite, c’est l’exigence républicaine. Et je pense que ce courant majoritaire en France ne se sent pas assez représenté et soutenu. Cette voie, héritée de la IIIe République, refuse d’acheter la paix sociale par le communautarisme et la reconnaissance du primat du religieux sur le politique. Mais cette troisième voie ne peut se réduire à des rappels à la loi et des interdictions. Elle doit s’accompagner d’un souci des plus démunis. Ramener dans le giron de la République cette frange de la population en sécession doit être la priorité absolue de la France.

Mais le djihadisme n’est pas toujours lié au communautarisme…

En effet. Au-delà des têtes pensantes manipulatrices, les petits soldats du djihad, y compris les jeunes convertis, ne sont qu’un cocktail explosif de fragilités psychologiques, sociales ou intellectuelles. N’oublions pas que ces terroristes du 13 novembre et du 22 mars sont de petits délinquants minables. La société tient bon. Les Français ont refusé l’amalgame, ce qui mérite vraiment d’être salué. Mais jusqu’à quand ?

Pour finir, une petite piqûre de rappel aux croyant(e)s, le Conseil d’Etat, le 25 novembre 2014, rappelle que soient respectées les dispositions de l’article 1er de la Constitution aux termes desquelles : Le juge administratif et l’expression des convictions religieuses

L’organisation des relations entre l’État et les Églises en France repose sur un principe simple et clair : la religion relève de la sphère privée, l’État affirmant son indépendance et sa neutralité à l’égard des institutions religieuses. Toutefois, la liberté religieuse ne se borne pas à la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle implique une certaine extériorisation qu’il s’agisse de l’exercice du culte ou tout simplement de l’expression – individuelle ou collective – d’une croyance religieuse. Il convient dès lors de garantir la conciliation entre l’intérêt général et l’ordre public, d’une part, la liberté de religion et son expression, d’autre part. Le juge administratif est au cœur de la construction et de la pérennisation de cet équilibre qui peut être regardé comme la traduction juridique de ce qu’est la laïcité.

3. La garantie d’un équilibre entre la libre expression des convictions religieuses des citoyens et la protection de l’intérêt général et de l’ordre public

Dans les relations avec les usagers du service public

Par ailleurs, le principe de laïcité interdit « à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre les collectivités publiques et les particuliers ».

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Publié dans Intégrisme islamiste, Société

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