Une étude prouve qu’il y a un intégrisme islamiste prégnant dans notre société


mosquée

“Je pense que les Musulmans, Belges ou Français ont besoin aussi qu’on les aide et qu’on les encourage à un Islam des Lumières, qui a pris en compte l’évolution du temps. Mais il ne faut pas être naïf, il existe des sectes – les salafistes – qui mènent une guerre de tranchées visant à enfoncer nos propres principes. C’est inadmissible. Et là, il faut tenir. L’espèce de soumission à la religion, de l’extrême gauche et d’une grande partie de la gauche, est un désastre. Comme si le religieux devait l’emporter sur tout et que tous devaient se soumettre à ses diktats.” Elisabeth Badinter

 

L’Institut Montaigne a publié une étude inédite, réalisé par l’IFOP, sur la communauté musulmane par laquelle l’Institut tente de dresser son portrait en l’intitulant : “un islam français est possible”.

Cette étude a été réalisée durant 9 mois auprès de 1029 Français(es) « de religion ou d’ascendance musulmane » dont 874 se déclarant musulmanes et, âgés de 15 ans et plus. Ces sondés ont été extraits d’un échantillon de 15 459 personnes vivant en métropole. Son but : “tenter de connaître leur rapport à l’Islam, à la société ou à la politique.”

L’auteur de cette étude, Hakim El Karoui, d’origine tunisienne et est, entre autres, agrégé de géographie et ancien conseiller technique du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Il en ressort de cette étude, selon lui :

« C’est parce que la méfiance, l’ignorance et l’hostilité croissante d’une partie de la population menacent notre cohésion nationale qu’il est indispensable que les musulmans de France mènent une bataille de la connaissance afin de lutter contre les idées reçues et contre le fondamentalisme »

Je reste perplexe devant une telle affirmation et je me pose la question : qui sont les ignorants hostiles ? Les fondamentalistes ? Ou ceux qui se méfient de ces derniers ?

Néanmoins, cette étude révèle, contrairement aux chiffres allégués par l’extrême droite, qu’il y aurait entre 3 à 4 millions de musulmans en France. On est loin des 8 à 10%, car en réalité la population musulmane s’élève à 5,6% de la population métropolitaine et 10% d’entre eux ont moins de 25 ans.

Le côté négatif relevé de cette étude : la communauté musulmane est surreprésentée dans les milieux populaires ou éloignée de l’emploi. Et le côté positif : elle se hisse pourtant à des niveaux de qualification proches de la moyenne nationale.

L’Institut Montaigne a divisé ce nombre de sondés en trois groupes et selon leurs pratiques religieuses. Le premier groupe appelé : “la majorité silencieuse”, le second : “les conservateurs” et le troisième groupe : “les ultras”.

Le premier groupe représente 46% de musulmans, lequel est : « soit totalement sécularisé, soit en train d’achever leur intégration ». Ce groupe est « totalement laïc même lorsque la religion occupe une place importante dans leur vie ».

“La « majorité silencieuse », groupe composé de 46 % des sondés. Leur système de valeurs est en adéquation avec la société française, qu’ils contribuent d’ailleurs à faire évoluer par leurs spécificités religieuses.”

Le second groupe, qui représente 25% (est inquiétant selon moi), est “fier de leur religion”, se définit avant tout comme musulman et revendique l’expression de leur foi dans l’espace public. Ces musulmans sont plus pieux et plus identitaires, sont en adéquation avec la loi islamique, tout en rejetant néanmoins le voile intégral et la polygamie. Ces derniers se disent en accord avec la laïcité et les lois de la République.

“Les « conservateurs ». Groupe plus composite, ils composent 25 % de l’échantillon et sont au cœur de la bataille politique et idéologique que les propositions de notre rapport doivent permettre de conduire et de remporter. Fiers d’être musulmans, ils revendiquent la possibilité d’exprimer leur appartenance religieuse dans l’espace public. Très pieux (la charia a une grande importance pour eux, sans passer devant la loi de la République), ils sont souvent favorables à l’expression de la religion au travail, et ont très largement adopté la norme halal comme définition de « l’être musulman ». Ils rejettent très clairement le niqab et la polygamie et acceptent la laïcité.”

Le dernier groupe que l’Institut Montaigne évalue à 28% et l’isole dans les “ultras” (est carrément le plus inquiétant pour moi), car “ils ont un profil autoritaire”. Ce dernier groupe réunit, en effet, des croyants qui ont « adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République », s’affirmant « en marge de la société ». Les jeunes, les moins insérés dans l’emploi et les convertis sont les plus disposés à adhérer à ce modèle.

« C’est 28% de musulmans qui seraient dits ‘autoritaires’, beaucoup plus fermés sur la religion, acceptant beaucoup plus difficilement les valeurs de la République.”

“Les « autoritaires » forment le dernier groupe, soit 28 % de l’ensemble. Ils sont majoritairement jeunes, peu qualifiés et peu insérés dans l’emploi. Ils vivent dans les quartiers populaires périphériques des grandes agglomérations. Ce groupe se définit davantage par l’usage qu’il fait de l’islam pour signifier sa révolte vis-à-vis du reste de la société française que par son conservatisme. “

Paradoxe de cette étude, une très large majorité des musulmans interrogés ne refusent pas la mixité, acceptent de se faire soigner par un médecin (92,5%) ou de serrer la main d’une personne du sexe opposé (88%).

Sans compter que la question du voile est très clivante (et inquiétante toujours selon moi). En effet, 65% de l’ensemble des sondés se déclarent favorables au port du voile et 24% à celui du niqab. Par ailleurs, 37% des personnes considèrent que les jeunes filles devraient pouvoir porter le voile au collège et au lycée. (Et pourquoi pas à la maternelle ?)

“La fréquentation des 2500 mosquées est plus faible qu’on ne le pense souvent : 30% du millier de musulmans interrogés ne s’y rendent jamais, et autant ne le font au mieux que lors des grandes célébrations du ramadan.”

“Les fondamentalistes ont pris une avance considérable dans plusieurs domaines, notamment dans la diffusion de leur idéologie. Dès lors, le combat à mener est aussi idéologique et culturel.”

“En résumé, « la question sociale est la priorité des musulmans interrogés, bien avant les questions religieuses ou identitaires ». Il n’y a pas de « communautarisme musulman unique et organisé ». Et « pour éviter de tomber dans le piège tendu par les extrémistes, le discours politique doit s’appuyer » notamment « sur la majorité silencieuse, insérée avec succès dans la société française », conclut le rapport.”

Cette étude soulève néanmoins des questions, bien que “les ultras” considérés comme des intégristes islamistes aient été isolés des deux autres groupes et que nous sachions à quoi nous en tenir. Le deuxième groupe des “conservateurs” pose tout de même question. A savoir, comment peuvent-ils être en accord avec les lois et les valeurs de notre Républiques tout en considérant que la charia a une grande importance à leurs yeux ?

“La charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman, ainsi que les interactions sociétales. (Wiki)”

Les règles de la charia seraient-elles en accord avec notre démocratie ? Favorisent-elles l’égalité homme-femme ? Sont-elles en adéquation avec les droits de l’homme et surtout celles de la femme ? Alors que ses règles préconisent des sanctions contre la femme en cas d’insoumission, de désobéissance à son mari, d’adultère ou de soupçon d’adultère, avec comme punitions suprêmes : la lapidation et la répudiation. Sont-elles aussi en harmonie avec nos libertés, comme la musique, l’alcool… ?

La question qui se pose sur ces “conservateurs” : est-ce qu’ils affirment ce qu’ils pensent réellement ? Et d’en conclure : qu’ils doivent mentir nécessairement. Car il y a comme une contradiction, n’est-ce pas ? On ne peut pas en effet affirmer respecter les lois et valeurs de la République tout en considérant que la charia soit un sujet important et donc un dogme considéré comme régissant la société. On est soit pour les lois et les valeurs de la République et contre la charia et non pour les deux.

Une autre question m’interroge. Quel était le pourcentage des “conservateurs” et des “ultras” dans les années 80 ? Bien qu’il n’y ait aucune étude à cette époque, on peut en déduire qu’ils n’étaient pas légion.

Autre question : combien demain, dans un an, dans dix ans, seront-ils à basculer dans le groupe des “ultras” ?

Et enfin je serai d’avis de regrouper les deux derniers groupes en un seul. Ce qui augmenterait le pourcentage à 53% et ce qui ferait de “la majorité silencieuse” une minorité, une minorité qui doit se sentir bien seule…

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Publié dans Intégrisme islamiste

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